DC Salas and Friends à l’Ancienne Belgique (26/01/2018)

rsz_dc_salas_bw_©_maurine_toussaint_020C’est à l’occasion des dernières TransArdentes au Palais 12, que j’ai découvert DC Salas derrière les platines durant la même plage horaire que Vitalic. Autant dire que le public n’était pas au rendez-vous, ce que j’avais trouvé vraiment dommage au vu du talent de l’artiste. Je m’étais alors promis de suivre le DJ bruxellois afin de le redécouvrir dans un autre contexte. Quelle n’a pas était l’aubaine offerte à travers la soirée que Diego Cortes Salas organisait au club de l’Ancienne Belgique vendredi 26 janvier entouré de trois potos Mirror Minds, Surfing Leons et Kornél Kovács.  Une soirée intimiste, amicale et familiale, occasion rêvée pour entrer dans le monde d’un homme au CV artistique déjà bien rempli (animateur radio, DJ résident, plusieurs EP et un album The Unspoken).

J’arrive à la moitié du set du premier copain de la team, Mirror Minds, qui assure la difficile tâche d‘ouvrir la soirée. Les deux DJ ont eu l’occasion de collaborer autour du projet tropicool Los Niños del Parque, offrant des morceaux aux sonorités, vous l’aurez compris, tropicales mais aussi pour la très bonne track « Niños » du tout fraîchement sorti The Unspoken.  Le public s’étoffe au fur et à mesure du set qui évolue de sons tropicaux vers une électro plus minimale pour laisser place à DC Salas.

Et on voit clairement que les gens réunis ce soir sont là pour lui. La salle est maintenant pleine et c’est l’acclamation pour le DJ bruxellois qui pour l’occasion se prête au jeu du micro pour échanger quelques mots avec le public. Nous aurons donc le plaisir d’entendre les morceaux de l’album sorti en mai dernier avec des réarrangements permettant d’intégrer une batterie live. Et c’est une belle réussite ! Dès le premier morceau, « Unspoken », on est happé par une construction de morceau maîtrisée, appuyée par la batterie qui amène un vrai plus visuel et sonore.

dcsalas_850x300Le deuxième morceau est l’occasion de l’entrée sur scène de la chanteuse Joy, du duo Joy Wellboy. Elle effectue comme des mouvements de boxe à l’intro de chaque morceau et c’est un vrai uppercut qu’envoie sa présence sur scène, forte de charisme portée par une voix superbe et un regard perçant comme j’en ai rarement vu. Les morceaux s’enchaînent sur fond de riffs de guitares et ne perd personne en route. DC Salas se donne à fond, vient taper sur la batterie pour le morceau « Victor », et le retour de Joy auprès de Diego est l’occasion d’un vrai engouement. Un vrai bravo ! Le set se finit vite, trop vite.

Mais la suite est assurée par Surfing Leons qui impose un style radicalement différent avec un premier son plus disco. Cependant, le public est beaucoup moins attentif, les techniciens vont et viennent sur scène et on sent notre DJ quelque peu nerveux. Mais c’est un bon son dancefloor qu’il nous propose. L’ambiance devient plus électro allemande et me fais revivre des soirées berlinoises. Et pour ça, merci !

Kornél Kovács enchaîne pour l’avant dernier set de la soirée. Au premier abord, je n’accroche pas vraiment. La basse est là mais la mélodie et les samples ne me touchent pas. Ce sentiment ne sera que de courte durée. Avec « Order to The Sense » je rentre dans l’univers du suédois originaire de Stockholm et le suit tout le long de son set. Et plusieurs escales sont au rendez-vous. On part de quelque chose de fort puissant avec une basse qui happe l’attention du public, puis on passe à un son plus house pour repartir vers des contrées plus exotiques, tropicales en effectuant un petit détour hip-hop. C’est un moment musical très riche qui nous a été proposé par Kornél Kovács, talent reconnu aux quatre coins de l’Europe.

korvac_850x300Arrive l’heure du dernier set assuré par DC Salas. C’est avec une pointe d’impatience que je l’attends après la très belle performance de début de soirée. Il reprend donc les platines à Kornél Kovács et c’est le drame ! Je m’attendais à tout le meilleur sauf à ça ! Voilà, que le club de l’AB est empli par la voix de France Gall ! Et aucune trace d’un éventuel petit remix pour faire passer ça. Je suis d’accord pour l’hommage et l’ambiance famille/amis permettant un écart de la sorte, mais le passage de trois heures de techno à « Il jouait du piano debout » c’est quand même violent ! Je sors alors complétement de l’ambiance et reste encore le temps de quelques tracks qui coulent sur moi sans réussir à m’aspirer.

Je quitte donc l’AB sur une fin de soirée très décevante vis-à-vis de mes attentes qui n’enlève rien à la qualité des sets précédents et des belles découvertes artistiques de la soirée.

Merci à l’Ancienne Belgique.

Anaïs

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