Dour Festival 2015 – Top/flop de la rédac’

On fait le bilan, calmement, de cette édition 2015. Cinq jours, cinq nuits difficiles physiquement mais terriblement mélodiques pour les oreilles. Retour sur les coups de cœur et coups de gueule de l’équipe !

maelle 1bisDour 2015 fut bien une édition spéciale : remodelage du site, cinq jours au lieu de quatre, une fin de soirée raccourcie d’une heure et surtout encore plus de monde sur autant d’espace (ça rentre encore dans la boîte à sardines mais faut pas pousser). Cependant on s’est encore baladés avec plaisir et émotion pendant ces cinq jours sur un site capable d’aligner tous les styles et de nous en faire découvrir toujours autant. Une De Balzaal, scène drum’n’step, monstrueusement grande et bien pensée, la Cannibal Stage digne de son nom et une Petite Maison dans la Prairie aérée auront permis de mieux circuler et de mieux s’entendre. On revient donc sur cette édition, chacun avec son top/flop qui va avec :

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Little Big : Ou comment des russes encore plus trashs que Die Antwoord on fait péter les neurones d’un chapiteau bondé pendant que Snoop Dogg se pavanait mollement un peu plus loin.

Gojira : Si bon, si défoulant, si réconfortant.

Blues Pills : Très bonne découverte de ce tout jeune groupe franco-américano-suédois qui nous a emmené dans un rock psychédélique parfait. Et puis, Cashmere Cat dont je pensais avec peine avoir déjà fait le tour mais qui est revenu avec le doigté qui m’avait faite chavirer il y a deux ans.

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Spagguetta Orghasmmond : Mais seulement et uniquement parce que je les ai ratés (14h le dimanche…)

Sub Focus : Je le prends en exemple, mais c’est parce que j’en ai ras le bol des DJ sets, même des meilleurs. On a passé notre temps à réécouter les mêmes – très bons certes – morceaux dans des ordres différents…

Klub des Loosers : Après l’avoir vu plusieurs fois et en être plus que ravie, ici le son était tellement mauvais que ses paroles étaient inaudibles. Dommage…

 

vincent

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Little Big : Délirant, engagé, remonté à balle ! Espérons qu’ils ne finissent pas chez Universal Music comme leurs homologues sud-africains de l’électro-trash.

The Black Tartan Clan : Des kilts, de la bière et de gros riffs punk bien saturés accompagnés de cornemuse, j’ai cru voir William Wallace slamer.

Dirtyphonics : Ils poussent les limites de la violence sonore avec un set d’une intensité plus qu’efficace mêlé au cadre de l’ancienne De Balzaal (pas de pub gratuite pour cette boisson de merde qui a remplacé son appellation). Épique !

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Flume :  Comment ruiner le show de notre Harley Streten : mettez le sur la Last Arena, prenez un ingénieur son à moitié sourd ou bourré, coupez les aigus et les médiums, augmentez les basses à fond et vous avez l’impression de vous transformer en vibromasseur vivant.

Snoop Dogg : Quarante-cinq minutes de prestation, dix minutes de Bob Marley, un gros chèque, merci et au revoir enculé.

La programmation du dimanche : Envoyer les groupes « contemplatifs » en fin de soirée et ceux qui envoient le pâté en début pour renvoyer gentiment les festivaliers aux camping dans le calme, c’est pas cool !

 

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Thylacine : Première rencontre avec le parisien et gros coup de cœur. Pour moi la révélation du festival !

Gojira : Quand notoriété ne rime pas avec mauvais, ça donne Gojira. Grandiose et brutal.

Nils Frahm : Un piano à Dour c’est rare et avec l’allemand derrière, ça devient magique. La claque du festival pour ma part, dans un autre style que son show Spaces, vu l’année passée (par ici).

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Romare : Une musique bipolaire pour un matin difficile. Ça passe du coq à l’âne et au milieu on y voit un animal mutagène pas très beau musicalement.

Goose : Une voix insupportable. Ils  méritent de se faire remixer tiens !

Snoop Dogg : Juste pour le plaisir de voir le show qu’il n’a pas donné et la demi-heure qu’il n’a pas presté.

 

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Gojira : Quinze ans après la sortie de Terra Incognita et un succès mondial inégalé dans le paysage du métal français, c’est toujours avec la même sincérité et le même talent que les basques font leurs concerts. Grandiose !

Alo Wala : Rien d’incroyable mais la jeune américaine a réussi a réveiller un Labo en lutte le dimanche avec son mix entre hip-hop et dancehall et une vitalité à en faire pâlir plus d’un(e). Et elle fit une des rares à se faire démarquer dans les découvertes mine de rien.

Little Big : Toujours aussi fous mais pas complètement débiles, la version encore russe et  plus trash de Die Antwoord n’a rien à envier à leurs confrères sud-africains qui ont vendus leurs âmes.

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Nils Frahm : Ou plutôt la programmation du dimanche soir avec tous les groupes d’électro planante. Dafuq ?

Snoop Dogg : Rien d’étonnant dans son comportement, mais tout de même, une demi heure de set en moins et finir sur du Bob Marley, faut pas pousser…

Le son de manière général qui a ruiné pas mal de concerts, ceux du Klub des Loosers, Santigold et Flume en tête…

Le monde : Arrêtez donc d’augmenter la jauge d’une année sur l’autre, ou bien augmentez la taille du site, mais là ça devient limite suffocant…

 

En bonus, les illustrations de Mmaelle, pour mettre un peu de poésie dans ce monde Dour :

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