Dragon Ball Symphonic Adventure au Palais 12 (30/10/2018)

45302149_1905839582827643_3534723394157150208_nMe revoilà. Plus de cinq mois après mon dernier article je me remets à l’ouvrage pour couvrir un des évènements auquel l’éternel enfant en moi ne cessait de rêver (et n’osait même pas imaginer couvrir), j’ai nommé : Dragon Ball Symphonic Adventure. Un concert avec orchestre symphonique pour célébrer les 30 ans de la première diffusion du plus célèbre anime shonen de tous les temps. Retour (avec nostalgie) sur le plus grand moment de fan service de ma vie.

Alors que je rejoins (enfin) le Palais 12 dans la froideur des premières nuits d’automne bruxellois avec une bonne vingtaine de minutes d’avance, force est de constater qu’on a beau avoir la chance de pouvoir assister à une soirée évènement, ça ne rameute pas tant de foule et on se fraie assez facilement son chemin jusqu’à sa place (attention, on est loin d’un bide complet mais je m’attendais à une foule bien plus dense que celle-ci). Malheureusement, pour les plus pressés d’entre nous, Overlook Events n’aura pas mis la ponctualité au centre de ses préoccupations et le concert commence avec une bonne demi-heure de retard sur l’horaire initialement prévu. Il y aura aussi quelques minutes de bla-bla supplémentaires pour expliquer que le show se découpera en trois parties distinctes : la partie Dragon Ball premièrement, puis partie Dragon Ball Z, et enfin une dernière partie « surprise ». On nous explique ensuite que le show se veut interactif et que dix moments ont été pensé pour l’être (honnêtement, j’en ai trouvé deux, je cherche toujours les autres) et que quelques surprises sont prévues pour nous, dont la présence de l’honorable Hiroki Takahashi, interprète originel du premier opening de la série « Maka Fushigi Adventure!« .

Concert-dragon-ball-symphonic-2Une fois ce moment passé, les affaires sérieuses commencent avec une intro aux petits oignons à base de tambours traditionnels japonais exécutée par trois percussionnistes qui s’appellent et se répondent tour à tour, entremêlé par des passages en polyrythmie à faire pâlir de jalousie tous les percussionnistes dans la salle (dont moi). Puis tout se tait et, soudain, résonne le mythique « Maka Fushigi Adventure! » interprété par le Sinfonia Pop Orchestra dirigé par Constantin Rouits et, évidemment, accompagné par Takahashi dont le micro ne fonctionnait pas dans les premières secondes, ce qui est quand même ballot quand tu fais venir un cinquantenaire du Japon pour une série de concerts. Une fois ce premier moment épique passé, on se replonge dans les balbutiements des aventures de Son Goku et sa bande en revoyant toute la saga Dragon Ball projetée sur un écran géant à l’arrière de la scène. On revit alors avec émotion tous ces moments fondateurs de la série : de la rencontre de Son Goku et Bulma au combat contre Piccolo en passant par la rencontre avec Yamcha, l’ascension de la tour Karin ou encore le tournoi d’arts martiaux. Malgré toute la nostalgie, le public semble moins en feu que pour la suite, et pour cause, Dragon Ball a encore ce côté très enfantin et manga d’aventure rigolo, souligné en cela par des musiques moins marquantes car nettement moins épiques (hormis « Maka Fushigi Adventure! », évidemment). Toutefois, et ce malgré des personnes qui semblaient peu concernées autours de moi, les plus grands fans semblent entièrement conquis et c’est bien l’essentiel.

Ensuite, après une interruption de quelques minutes, on s’attaque à la série la plus marquante de l’univers Dragon Ball : Dragon Ball Z, et là, on sent bien que les gens ne sont plus là pour regarder d’un œil tout en causant avec leur voisin. Dès les premières notes du plus que mythique « Chala Head Chala » le public est en délire, tout le monde chante et je soupçonne, pour l’avoir expérimenté, que des larmes ont dû monter chez pas mal de monde. A partir de là, on va de moments épiques en moments épiques et aucun arc de l’histoire n’est oublié : les Saiyans, Freezer, Cell et Buu et chaque apparition de méchants soulève la foule avec comme point d’orgue l’apparition de Cell sous sa forme parfaite. Et, petit détail qui n’en est finalement pas tellement un, les moments les plus importants sont accompagnés non seulement par la musique mais aussi par les bruitages de la série. Je pense notamment à la transformation de Son Goku en super Saiyan pour la première fois ou la transformation de Son Gohan en super Saiyan 2 dans le combat contre Cell (accompagné magnifiquement par Takahashi, ce qui a achevé de me donner la chair de poule). En guise de bonus, l’équipe derrière le show arrive en plus à caler le deuxième opening « We Gotta Power » entre l’arc Cell et Buu, histoire de bien faire la totale.

Dragon BAll symphonic adventure corps de texte-2Et alors que le concert touche doucement à sa fin, on atteint ce qui constitue pour moi la limite de ce que ce genre de concert hommage/gratte pognon pour fan endurci a à offrir : la manipulation de la nostalgie des gens pour faire la promo du prochain show (une des surprises qu’on nous réservait était en fait la promo du show Saint Seiya qui aura lieu l’année prochaine…) et un fan service outrancier. Je m’explique sur cette deuxième critique : on a eu droit à une version sous titré de « Maka Fushigi Adventure! » et « Chala Head Chala » pour chanter à tue-tête. Alors sur le moment c’est très sympa et on se marre bien mais sur le principe c’est tout simplement absurde. Si on va voir un concert d’un groupe, est-ce qu’on voudrait à tout prix voir une deuxième fois le groupe en question refaire notre chanson préférée avec des sous-titres pour être sûr de bien pouvoir suivre la chanson quitte à passer à côté d’autres choses qui pourrait nous plaire ? Et le pire là-dedans c’est qu’on nous vend ça comme l’une des super surprises annoncées en début de soirée ! Le summum du foutage de gueule.

Malgré ça, difficile de cracher dans la soupe tant le concert est plaisant à suivre et tant il évoque des souvenirs géniaux. En plus, j’avais oublié de le souligner mais l’orchestre a le bon goût de passer sous silence l’existence de Dragon Ball GT et ça, on aime vraiment beaucoup beaucoup.

Maxime S.

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