Duchess Says au Botanique (14/11/2016)

set list Duchess SaysQuand mon ami Thomas nous a prévenus qu’il ne serait pas là pour la répete de ce lundi pour cause de Duchess Saysmon oreille se laissa guider vers son lien youtube qui ne me laissa d’autre choix que de passer également mon tour afin de me rendre à la Rotonde me faire fustiger par la déflagration montréalaise.

Petite mise en contexte : il y a deux semaines, pas peu fier de ma découverte, j’explique à un ami que Duchess Says est ma nouvelle petite pépite. Il me répond que c’est très bien et qu’il écoutait ça il y a dix ans… Voilà… Toujours rester au top de l’actualité c’est mon truc ! Pas grave : les fiers représentants du culte de la perruche (The Church of Budgerigars) sont toujours allègrement pertinents dans le paysage actuel. Mais chaque chose en son temps.

Pourrais-je commencer une review sans être en retard pour la première partie ? Sans doute , mais pas ce 14 novembre. Les poumons nicotinés, une bière bien trop chère à la main et dans l’attente d’une compagne de voyage; c’est après dix minutes que j’embarque, les réacteurs vrombissant déjà à plein volume dans mes oreilles. Je découvre le Prince Harry dans une Rotonde bien moins remplie que ce que j’avais imaginé. Comme à l’accoutumé, la salle clef du Botanique offre un son, une visibilité et une intimité sans pareils aux groupes tandis que le duo (anciennement trio) de Liège invective déjà le public de sa puissance musicale. Tout autant sombre et violent que punk à relents pop, Cul d’ACIER et Swiff Ball déversent un torrent surpuissant de synthé, boite à rythme, basse et guitare pour un set aussi court qu’efficace. Rarement j’ai vu un public aussi déchaîné durant une première partie. La synth-punk des Liégeois ne nous laissera aucune seconde de répit au point que j’en viens à espérer que Duchess Says est bien le tank scénique que l’on m’a vanté pour pouvoir s’imposer après eux.

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Re-clope, re-bière trop chère, discussions au bar à propos de groupes bien trop ivres pour monter sur scène après quatre heures de retard dans leur programmation, capacité inespérée à ne pas devoir aller aux toilettes et nous voilà à nouveau en place tandis que les Montréalais commencent leur set sans leur chanteuse qui attend patiemment pour imposer son entrée triomphante sur scène. C’est avec quatre bières dans les mains que A-Claude (Annie-Claude Deschênes) déboule enfin face à son public. Monstre de charisme, prêtresse infernale, en quelques minutes seulement, elle bouffe littéralement l’espace ! C’est avec trois morceaux du dernier album que le set démarre, avant d’enchainer sur leur « Tenen Non Neu » (Nommé « Takatak » sur la setlist), vibrant hommage à DEVO tant par l’approche rythmique que lyrique. Le rappel se fera aussi long que le concert et comprend « New York », excellent morceau de PYPY, side project de la moitié des membres du groupe, plus punk et garage.

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Cracher de la bière ou en lancer sur le public, déployer une énorme bâche sur celui-ci pour l’arroser de ballons, vêtir un membre de l’audience d’une soutane pour célébrer une messe à la perruche (je n’ai toujours pas bien compris le concept, je vous l’avoue), slam par dessus la foule ou encore balade jusqu’à l’extérieur de la salle: A-Claude sait captiver ! Elle captive tellement que la musique et les autres membres du groupe en deviennent secondaires, voire invisibles, seul bémol à ce concert impressionnant .

Bisous

Major Fail.

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