Emma Ruth Rundle – On Dark Horses (2018)

hqdefault-2Alors que je m’avançais à tâtons dans ma session d’examen d’août, vient une soirée où je me décide à écouter l’excellentissime Feast for Water des non moins excellents italiens de Messa. À la fin de mon écoute, pris d’une envie de creuser des groupes et artistes d’un style similaire, me vient une inspiration divine : allons cliquer sur « Radio Messa » sur Spotify. Et c’est là que la magie opère : se met alors en route Darkhorse d’Emma Ruth Rundle et c’est un coup de cœur immédiat. Une guitare lancinante, une batterie hypnotisante et une voix fragile et faussement nonchalante lançant un premier couplet qui n’a de cesse de monter en puissance jusqu’à un refrain à faire dresser les poils : la guitare semble lointaine, la batterie et la basse occupent l’espace et la californienne nous prouve toutes les qualités de sa voix. 

Ok, c’est bon, ma soirée d’étude est fichue mais je tiens mon coup de cœur de l’année. 

Je commence alors à creuser un peu l’album (le quatrième de sa carrière) et je suis saisi d’avoir été assez débile que pour passer à côté de ce bijou sorti l’année passée. Et au fur et à mesure que j’avance dans mon écoute je comprends le rapprochement avec Messa : un genre difficilement descriptible mais dont émerge des traits folk, rock et métal (ce qui lui avait ouvert les portes du Hellfest cette année mais dont le passage aura malheureusement été annulé). L’album s’ouvre sur la surprise de « Fever Dreams » qui donne l’impression de reprendre après une longue pause et enchaîne très bien, se permettant le luxe d’être assez homogène et cohérent tout ayant des morceaux différents et tous unique à leur manière. « Control » avec son refrain qui sera sûrement entonné avec ferveur par les fans en concert, « Darkhorse » qui, comme single, avait parfaitement donné le ton, « Races » qui fait le pont entre la première moitié et la deuxième moitié de l’album avec un accent mis sur le côté plus folk voire même country.

emmaruthrundle_850x300Vient ensuite la deuxième moitié de l’album qui, aux premières écoutes, semble moins marquante car moins chargée en potentiels hits du genre tout en restant qualitatif. Avec pour preuve « Light Song » qui pourrait très bien être un morceau plus énergique de Earth. Mais au bout de plusieurs écoutes, et même si le côté hybride entre folk et rock/métal semble moins marqué, on finit par s’y accrocher et par y trouver non pas des hits du genre en effet mais de vrais morceaux touchants et toujours envoûtants (mention spéciale à « You Don’t Have to Cry »).

Il me tarde maintenant de découvrir ce 2 octobre la dame sur la scène du Botanique (concert sold out depuis maintenant quelques jours) afin de voir le rendu scénique. Laurent de la rédaction sera d’ailleurs lui aussi sur place pour vous donner un avis détaillé sur sa performance ! 

Maxime S.

Tracklist

01. Fever Dreams // 02. Control // 03. Darkhorse // 04. Races // 05. Dead Set Eyes // 06. Light Song // 07. Apathy on the Indiana Borders // 08. You Don’t Have to Cry

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