Esperanzah World Music Festival en cinq noms

Pendant des années, j’ai rejeté un peu idiotement tout ce qu’on classait aussi stupidement sous la bannière « world music« . Puis, de plus en plus, je me suis laissé avoir par des musiques de moins en moins occidentales. Et ça fait quelques années que l’affiche de Esperanzah me faisait de l’œil. Alors cette année-ci j’ai franchi le pas. Pourquoi ? Réponse en cinq noms.

D’abord Delgres qui, avec un mélange de sonorités caribéennes et de blues/rock, ouvrira le festival le vendredi. Ensuite les deux sœurs d’Ibeyi avec leurs extraordinaires voix et leurs sens innés des rythmiques cubaines feront danser grâce à leurs morceaux qui flirtent malheureusement de plus en plus avec le mainstream. Le samedi je ne saurai que vous conseiller l’enchanteresse Dom La Nena, la chanteuse/violoncelliste brésilienne. Remarquée notamment pour ses collaborations avec Piers Faccini ou Rosemary Standley ses travaux solos sont tout aussi intéressants en donnant à entendre une étonnante fusion entre le Brésil de ses origines et la musique médiévale savante ou autres folklores européens. À ne pas manquer également, Muthoni Drummer Queen. Entre hip-hop et r’n’b, voire dancehall, elle place avec une énergie dingue le Kenya sur la carte des musiques urbaines. Il semblerait qu’en plus ce soit une vraie tornade sur scène. Impatience ! Et enfin l’algérienne Djazia Satour modernise, bouscule le chaabi qui fait partie des musiques de transe qui m’ont fait venir à réviser mon jugement sur la world music.  Cette réappropriation de la musique de ses origines en tant que femme est aussi le signe d’un enthousiasmant empowerment.

Et tout ça sera à voir dans le cadre parait-il magique de l’Abbaye de Floreffe (pour la dernière fois selon la rumeur publique), du 2 au 4 août.

Plus d’infos : https://www.esperanzah.be/

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