Graveyard à l’Ancienne Belgique (10/10/2018)

Graveyard-TourEn ce soir d’octobre aux allures estivales, l’Ancienne Belgique a mis la Suède à l’honneur avec Bombus et Graveyard. Concert de hard rock remuant en perspective ? Pas si sûr !

Après une bonne petite frite de chez Tabora – probablement une des meilleures frites de Bruxelles -, je rentre dans une Ancienne Belgique toujours en surchauffe (comme à  Chic et Unknown Mortal Orchestra). Le prix du ticket pouvait être intéressant en prenant le combo avec le prochain concert de Uncle Acid And The Deadbeats. Il n’empêche que le portefeuille fait la moue à l’AB (11€ pour quatre bières). Quant au merchandising, à l’esthétique moderne, il est plutôt attrayant – encore faut-il être convaincu par la performance de ce soir. Dix minutes avant les hostilités, les gens arrivent sans se presser, tout de noir vêtus et aux longues chevelures.

Bombus entre dans l’arène ! Les deux guitaristes, le bassiste et le batteur ont de l’énergie à revendre, dix ans après la naissance du groupe. Le groupe, maintenant chez Century Media, nous impose un heavy métal aux riffs saccadés à la sauce stoner. Le public, encore épars, hoche timidement de la tête malgré l’énergie envoyée par le groupe. Les titres de leurs trois albums s’enchaînent et le public commence à réagir : ça headbang par-ci par-là. Les voix rauques des bassiste et guitariste répondent à celle du chanteur et donnent une bonne dynamique au show. Les échanges groupe/public sont beaux à voir : communicatifs, les Bombus mettent de bonne humeur ! Et ça s’entend : la foule devenue nombreuse en réclame encore ! La place bien chauffée, c’est maintenant l’heure d’attendre Graveyard.

GraveyardLe public s’agglutine devant la scène pour mieux voir les autres Suédois quand les musiciens aux cheveux lisses et d’or débarquent. Malheureusement, dès le début, le son fait défaut. Malgré la réputation de la salle d’être une des meilleures européennes, ce n’est pas la première fois que notre ouïe en prend un coup… La tant berçante voix du chanteur est écrasée par un écho vibrant et résonant qui vient de la basse ou de la grosse caisse. À gauche, à droite, devant, derrière, au milieu : la cage thoracique vibre plus ou moins en même temps que nos tympans. Il en est même difficile de reconnaître les riffs, comme mis en sourdine. Les gens semblent aussi perdus, même si entre les morceaux il y a du répondant. En outrepassant la question du son, aucune surprise : c’est du Graveyard. Les titres des quatre différents albums s’enchaînent proprement. La belle voix, sur la longueur, devient monotone. Malgré les riffs rocky/bluesy/hardy caractéristiques que propose Graveyard, et l’alternance entre balades et riffs rythmés, ce n’est pas la folie. Certes, on hoche de la tête, on tape du pied, certains lèvent les bras, mais il n’y a pas de plus-value en live. Ni communicatif, ni vraiment dynamique, le groupe n’est visuellement pas captivant. Sans son correct et sans action, difficile de se plonger dans leur musique pourtant charmante.

Finalement, c’est Bombus qui, sans révolutionner l’histoire de la musique, aura plus mis le feu ce soir. En ce qui concerne Graveyard : peut-être est-ce un concours de circonstances, mais personnellement, je ne me ruerai pas pour les revoir. Par contre je continuerai à écouter les yeux fermés leurs belles balades.

Claire Brg

Setlist

Walk On // Please Don’t // The Fox // Hisingen Blues // Uncomfortably Numb // Cold Love // Buying Truth (Tack & Förlat) // Slow Motion Countdown // An Industry Of Murder // From A Hole In The Wall // Bird Of Paradise // Goliath // Magnetic Shunk // Rappel : Low (I Wouldn’t Mind) // Ain’t Fit To Live Here // The Siren

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