Jackals (2008 – 2009)

jackals_headerDécouvert au hasard d’une preview, ce manga marque par sa violence et ses scènes de combats où l’hémoglobine inonde l’histoire. Retour sur une œuvre non pas sans défauts de Shinya Murata et Kim Byung Jin.

À Cicero City, deux gangs rivaux tentent de prendre le contrôle de la ville. D’un coté Gabriella, dont le maire est issu, de l’autre Tennouren, que l’on pourrait apparenté à une mafia chinoise. Pour faire le sale boulot, et éviter de provoquer une guerre ouverte, les deux organisations font appels à des « jackals » : des tueurs sur-entrainés, dont le combat est la seule raison de vivre. Nichol est l’un d’entre eux. Fils de la fameuse Roxy la grande faucheuse, il a hérité à sa mort de son impressionnante arme, l’Alligator. Alors qu’il remplit un contrat pour Gabriella, notre homme va lui-même devenir la cible du gang et une guerre qui couvait depuis trop longtemps va finalement éclater dans la ville. De nombreux combats vont avoir lieu, les assassins des différentes factions vont s’en donner à cœur joie, et Nichol tentera désespérément de survivre pour sauver son amie Sheryl.

Décrit comme un seinen, dû à ses scènes de violences répétitives, Jackals est un manga qui est cependant très proche du shonen. L’action est la clé de voute de ce titre où l’histoire et l’intrigue sont pratiquement reléguées au second plan. Composée de sept tomes, la série ne s’étire pas trop en longueur, ce qui est à double tranchant. En effet, il aurait pu être appréciable d’avoir quelques temps morts dans les derniers ouvrages qui ne sont pratiquement qu’un enchainement de combats, mais dans un autre sens, le récit gagne en intensité de par sa rapidité.

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Seuls deux ou trois personnages bénéficient d’un background développé. On aurait ainsi aimé en savoir plus sur le grand père de Nichol, surnommé « Silver Fox », qui semble être quelqu’un d’assez influent pour effrayer rien que par son nom l’un des plus puissants protagonistes. Le manque de profondeur de l’histoire est donc un défaut de ce petit nombre de tomes. Et si l’auteur Shinya Murata a tant bien que mal composé avec ce chiffre restreint de publications, Kim Byung Jin a quant à lui fait jouer son savoir-faire pour créer des pages toujours plus sanglantes. Avec un style assez léché, les dessins permettent d’illustrer toute la violence des situations, sans que la surenchère soit trop présente.

Publié dans Young Gangan de Square Enix au Japon, ce sont les Éditions Ki-oon qui ont publiées entre septembre 2008 et décembre 2009 l’intégralité de cette série. Il n’y a pas grand chose à redire, le sens de lecture original est bien évidemment conservé, le papier utilisé est le même que celui dans tous les mangas, et ne sachant pas lire le japonais, je ne saurais pas avoir d’avis sur la traduction.

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Bien qu’il ne soit composé que de sept tomes, Jackals est un seinen/shonen qui s’articule en deux temps, avec en pivot le quatrième volume. Avant celui-ci, l’histoire est plus présente avec la mise en place des personnages et quelques combats permettant d’établir le status quo. Après, la violence prend le dessus pour bouleverser ce dernier et l’histoire est remisée au second plan, malgré une ligne directrice assez claire. En conclusion, je dirais que Jackals est un bon manga de divertissement, violent, sanglant, avec des scènes de luttes impressionnantes et quelques rebondissements inattendus. En le lisant d’une traite et sans prise de tête, vous pourrez plutôt apprécier cette œuvre !

Hush

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