J’ai raclé les bas-fonds

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sculpture de Jason de Caires Taylor pour le Musée sous-marin de Cancun

Il y a certaines après-midi où l’on erre le regard perdu et la bouche ouverte à la recherche d’un quelconque divertissement qui nous empêche d’avoir la flemme de faire quoi que ce soit d’autre (non ma vie n’est pas pathétique).

Vous voyez, ces moments où on tombe sur des téléfilms de robots de noël et autres scénarios absurdes ? Nous arrivons donc à l’instant crucial, après compréhension de l’obscure transe qu’a dû subir le scénariste tordu qui a pondu des idées pareilles, où une certaine pudeur s’accapare de notre dignité et nous fait zapper. Et la fatalité fait qu’on ne saura jamais ô grand jamais si le grand lapin apprend finalement à vivre parmi les astronautes du Moyen-Âge.

Et bien, soyez heureux les enfants, car dans mon extrême mollesse, j’en ai testé quelques uns pour vous.

(Les + et – sont mis de manières totalement arbitraire, il n’y a donc aucune échelle à laquelle se référer, et c’est très bien comme ça.)

Les séries :

 

The Neighbors (2012-2014) + +

theneighborsUne famille banale américaine de classe moyenne (oh original ça dis donc !) s’installe dans un quartier du New-Jersey… entièrement habité par des gentils aliens habillés en golfeurs.

Quelques reproches à faire, mais finalement, ça se laisse regarder, surtout grâce à la performance de Toks Olagundoye qui joue Jackie Joyner-Kersee, mère-alien très enthousiaste. Il y a quelques incohérences dans l’histoire, mais on ne s’y attarde pas, ce n’est pas le genre de série qui demande une grande concentration. Annulée après deux saisons en 2014, mais qui a quand même une « fin », elle permet de sortir quelques rires sur une petite demi-heure, avec l’accent anglais en bonus.

Wilfred (2011-2014) + + + +

WilfredL’histoire d’un gars suicidaire qui voit le chien de sa voisine comme un humain déguisé en chien et qui devient son meilleur ami. Le ton est pince-sans-rire, entre malaise et délectable absurdité.

Avec Elijah Wood et Jason Gann (Wilfred) qui porte juste avec sa dégaine une série qui m’a fait éclater de rire plus d’une fois. Humour acide certes, mais tellement bon ! Et ce qui est étonnant, c’est que c’est en fait le remake de la série homonyme australienne avec le même acteur pour Wilfred. Donc prochainement vous saurez si la version originale est encore mieux, ou si pour une fois dans l’histoire des remake c’est mieux après.

Les Anges de la Nuit (Birds Of Prey) (2002 – 2003) – – – –

Birds-of-Prey-trioBatgirl, paralysée des jambes après s’être fait tirer dessus par le Joker, s’est entourée de Huntress, la fille de Batman et Catwoman, et de la fille de Black Canary afin de combattre le crime dans les rues de Gotham City. Face à elle, l’ancienne assistante psychopathe du Joker.

Donc : budget vraiment vraiment vraiment ridicule, scénario de super héros sans surprise et de la méchante méchante (une future Rachel Skarsten de Lost Girl, série fantastique canadienne à petit budget que je sauverais grâce au rôle de Kenzi). Bref, Merlin ou Lost Girl font nettement plus d’effets. Merlin plus. En fait je suis fan de Merlin. Mais pas Les Anges de la Nuit, ça, vous évitez, vraiment.

Merlin (2008 – 2012) + + + + +

Merlin_Series_5_PosterTrès petit budget ici, et l’annoncer avant tout est important. Le pitch est plus que classique : la jeunesse de Merlin et Arthur à Camelot. Mauvaise 3D, dragons, la reine Guenièvre en servante et Morgana en jeune fille incomprise, des intrigues d’un épisode qui se résolvent toujours de la même manière et des costumes dignes d’une bd des années 90 : plus cheap tu meurs. Et j’adore ! Ou comment assumer que sa prétention n’est pas grande et gagner mon cœur tout aussi vite. Xoxo Merlin, see u in the hood  !

Gilmore Girls  + +

gilmoreJ’avais une bonne excuse : dans un élan de nostalgie, je voulais trouver un truc léger pour m’endormir, alors j’ai regardé le tout premier épisode. S’en est suivi l’entièreté de la série et ces quelques sept saisons (si peu). Et je dois avouer que j’ai bien aimé. Nostalgie des années nonante, de l’envie de croire que les petites banlieues américaine sont des paradis , et aussi des blagues divergentes d’une maman un peu trop cool et des burgers de chez Luke.

Je sais pas, en mode revival ça passe bien.

 

Les films :

 

Fée malgré lui (2010) de Michael Lembeck  –  –

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Un jour, après avoir brisé le rêve d’un enfant, Derek, joueur professionnel de hockey sur glace, se voit condamné à une semaine de travaux d’intérêts généraux au royaume des fées (oui, des fées).

Pour accomplir son nouveau travail, il va devoir enfiler ailes et tutu et se transformer en vraie fée des dents…

Bon, là, il y avait Julie Andrews, donc je me suis dit que ça pouvait être drôle. Mouais. Y a t-il vraiment besoin d’explication autre qu’un hockeyeur qui apprend la vie en devenant fée des dents ? Fuyez pauvres fous !

 New York Taxi (2004) de Tim Story  –   –   –   –   –   –   –   –   –   –   –   –   –   –   –   –   –  –

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Remake du célèbre Taxi de Gérard Pirès et Luc Besson de nos jeunes années, ce film est mauvais mauvais mauvais ! Reprendre un scénario de Luc Besson (bien que évidemment fan de ce film qu’est Taxi, on connaît le style facilement caricatural du petit Luc), changer les acteurs principaux (Queen Latifah à la place de Samy Naceri et Jimmy Fallon à la place de Frédéric Diefenthal), tout transvaser à New York avec à la place des allemands des mannequins suédois… Je continue ?

Voilà, encore des heures de perdues dans les méandres de l’internet…

Salutations affectueuses,

 

Mmaelle

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