Joker (2013)

joker headerAttention, âmes sensibles s’abstenir. Le Joker est libre et plus fou que jamais dans ce graphic novel daté de 2008. Préparez-vous à plonger au plus profond de la noirceur de Gotham en compagnie de ce personnage au sourire inoubliable !

Le Joker sort une fois de plus de l’Asile d’Arkham, mais cette fois-ci par la grande porte. Libéré sans vraiment d’explication, le prince du crime de Gotham compte bien reprendre ses anciennes activités. Tout le monde ne l’entend pas ainsi mais ce n’est pas grave car le clown sait se montrer persuasif… Très persuasif !

C’est Jonny Frost, un petit malfrat épaulant le Joker dans sa reconquête de la ville, qui est le narrateur de cette histoire. C’est donc à travers ses yeux que l’on va découvrir la psyché du plus cinglé des ennemis de la chauve-souris, et le moins qu’on puisse dire c’est que tout cela est effrayant. Naviguant sans frontière, il laisse place à ses envies, ses crises et à la violence. On voit également apparaître dans ce graphic novel Killer Croc, le Pingouin, The Riddler, Harley Quinn ou encore Two-Face et bien sûr Batman.

Après Lex Luthor : Man of Steel en 2005, le duo formé par Brian Azzarello (100 Bullets, Hellblazer) et Lee Bermejo (Batman:Noël) se reforme pour nous parler cette fois-ci du némésis de Batman. L’aspect graphique très réaliste de ce comic change de ce à quoi on peut être habitué. Difficile de s’empêcher de remarquer la ressemblance avec le personnage joué par Heath Ledger dans The Dark Knight de Christopher Nolan, notamment l’aspect physique. Écrites en parallèles, les deux œuvres n’ont pourtant pas été inspirées l’une par l’autre.

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Les dessins permettent de faire ressortir toute la noirceur du scénario. Au-delà du coté assez classique de l’histoire de guerre des gangs dans Gotham, il est surtout question de montrer qui est vraiment le Joker. Pas forcément considéré comme un récit majeur de l’univers de la chauve-souris, on est pourtant ici en présence d’une histoire moderne et adulte, pleine de malveillance, de crimes en tous genres, un véritable récital.

Édité il y a quatre ans par Panini Comics en français, Urban Comics a ressorti ce récit dans un bel album. La couverture que Lee Bermejo a offert à ce graphic novel est parfaitement à son image, sublime et dérangeante. On retrouve dans les bonus divers visuels, recherches, ou encore des pages en noir et blanc. Petite surprise en toute fin de volume avec un sympathique comic strip, en hommage à Calvin & Hobbes, mettant en scène le Joker et Lex Luthor.

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Cet album est une véritable immersion dans la folie quotidienne du protagoniste. Ne pas avoir fait du Joker le narrateur est une excellente idée car on garde à l’esprit que seul le clown sait ce qu’il se passe réellement dans sa tête. Certaines répliques sont mémorables et pourraient presque réussir à détendre une ambiance des plus sombres. Même s’il ne s’agit pas là d’un récit essentiel de l’univers de Batman, il n’en reste pas moins, d’après moi, un classique à lire et posséder.

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