Kasabian à Forest National (10/11/2017)

kasabian_300x666Après une longue semaine de cours (ou de travail, c’est selon), quoi de mieux pour attaquer le week-end qu’un concert d’une bande venue de Leicester, la ville avec l’équipe de foot la plus improbable du monde et le groupe anglais le plus dingue ? Rien, absolument rien. Embarquez avec moi, ce soir c’est Kasabian qui s’occupe de mettre l’ambiance !

Après une petite marche dont les habitués de Forest National sont coutumiers vu l’aménagement pourri des transports aux abords de la salle et une file pas possible pour simplement retirer de l’argent (si, si, je vous jure, Forest National n’a qu’un seul distributeur pour ses plus de huit milles spectateurs potentiels), je pénètre dans la salle avec laquelle j’entretiens le rapport le plus conflictuel mais aussi le plus affectif : j’ai beau détester l’acoustique et la majorité de la programmation (pas tout heureusement), je me rappelle toujours tendrement du fait que c’est ici que j’ai vu mes premiers concerts et que j’ai vu le concert le plus touchant et fort de ma courte vie (Renaud, forever dans mon keur).

C’est donc plein d’appréhension que je rentre dans la salle et m’installe dans la fosse. Les premières minutes du concert de Slaves m’ont vite donné raison quand à l’atrocité de l’acoustique de la salle : c’est un énorme capharnaüm et pourtant c’est seulement un duo guitare-batterie qui se tient face à nous. Ça promet pour la suite… Quant à la musique, je dois bien avouer que les conditions n’étaient pas réunies pour que la découverte soit top (mauvais son, excitation difficile à contenir après deux ans à attendre de revoir Kasabian en live, public de Forest toujours aussi indiscipliné, etc…). De plus, cette espèce d’hybride entre du punk et de l’alt-rock, à défaut de me laisser de marbre, ne me fait pas décoller et j’attends patiemment que ça se finisse. Alors quelle ne fût pas ma surprise le lendemain de voir Slaves annoncé au Download festival de Paris (un gros festival qui, à défaut d’innover au niveau de l’affiche ramène des gros noms) !

Place maintenant au plat de résistance : Kasabian, toujours emmené par ces fous de leaders que sont Tom Meghan et son grain de voix si particulier et son fidèle acolyte Sergio Pizzorno, LA figure ultra-charismatique du groupe. Dès la chanson d’ouverture « III Ray (The King) », le ton est donné : la soirée va être dansante et sur un rythme endiablé. Dès ce morceau, le public est en fusion, chante et danse pendant pratiquement tout le restant du concert et je dois dire que c’est plutôt impressionnant pour moi qui n’imaginait pas qu’ils avaient une telle base de fans hardcore (je me suis retrouvé entouré d’anglais qui avaient fait la route pour venir les voir et il me semble avoir entendu deux allemands non loin). Bref, ça commence de bien belle manière.

kasabian_850x300Que dire ? Niveau setlist on est gâté avec des chansons de toutes les périodes du groupe avec (évidemment) des morceaux issus de leur dernier effort studio, Crying Out Loud, sorti en 2017, tels que « You’re In Love With a Psycho », « III Ray (The King) », mais aussi de 48:13 (« Bumblebeee », « Eez-Eh ») ou de Velociraptor ! (« Days Are Forgotten », « Re-Wired), sans oublier les classiques « Club Foot » ou « Fire » qui commencent quand même à tout doucement dater. Ajoutons à ça la bonne humeur communicative de Tom et Sergio qui permet de passer une agréable soirée même durant les passages un peu plus creux (s’il vous plait, les gars, arrêtez les petites chansons calmes ultra bateaux, vous valez tellement mieux…) et leur chic à interagir en permanence avec le public, quitte à parfois en faire trop (hein Sergio ?) ou encore le jeu de lumière frénétique qui ferait délirer n’importe quel épileptique. Telle est la recette de Kasabian afin de nous faire passe un pur bon moment !

Par contre, laissons de côté notre part fanboy pour être un peu objectif : en dehors de Tom et Sergio, c’est la misère, on entend mais on ne voit pas les autres membres, ce qui est vraiment malheureux. Puis, comme évoqué avant, les deux stars du groupe ont parfois tendance à trop vouloir vampiriser l’attention et à allonger leurs moments de déconne au détriment de leur pourtant excellente musique. Et enfin, comment finir sans parler du son encore dégueulasse durant tout le long du concert ? On parle quand même de soucis de son tels qu’on en avait parfois du mal à reconnaître des chansons pourtant ultra célèbres ou d’énormes larsens au beau milieu d’un morceau. Mais bon, apparemment c’est normal à Forest National

Tout ça pour dire que si vous avez l’occasion de voir Kasabian en concert, foncez, c’est l’assurance de passer un bon moment. Si en plus, vous pouvez le faire un vendredi soir après une longue semaine, c’est le défouloir idéal !

Maxime S.

Setlist

Ill Ray (The King) // Bumblebeee // Eez-Eh (with Around the World outro) // Underdog // Shoot The Runner // Days Are Forgotten // You’re In Love With a Psycho // Wasted // Club Foot // Re‐Wired // Treat // Empire // Bless This Acid House // Stevie // L.S.F. (Lost Souls Forever) // Comeback Kid // Vlad The Impaler // Fire

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