Lamb à l’Ancienne Belgique (09/10/2017)

CAPDB_Banner_Big_Lamb_171009Lundi 9 octobre. L’été indien a fait place au temps automnal. Un mélange se glisse entre le rappel de la chaleur de l’été et la future tristesse de l’hiver.
Histoire de nous préparer au froid, l’Ancienne Belgique avec Live Nation nous proposent justement en concert le groupe anglais de trip-hop Lamb. Seule date en Belgique d’ailleurs.
Ce soir au programme, célébration du premier album éponyme du groupe paru il y a vingt et un ans.
L’occasion de se (re)plonger dans un style et une ambiance musicale particulière.

Les habitudes ont la vie dure : pour ce genre de concert, je préfère grimper dans les hauteurs plutôt que de me plonger dans la fosse.
Pourquoi ? Tout simplement pour avoir une belle vue sur le groupe (je ne l’ai pas regretté ce soir). Au début, peu de monde.
Je me suis dit : « Ha ce genre de musique n’attire plus les foules comme autrefois. » 20h30 : la salle est comble et je me rends compte que j’ai bien fait de rentrer plus tôt dans les lieux.

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Le concert commence avec l’entrée en scène de la chanteuse Lou Rhodes, vêtue d’une robe « papiers ». De vieux papiers/lettres lui servent de porte-chef et de décor à l’arrière de sa robe. Serait-ce la nostalgie ? Les vestiges du passé ? L’annonce est faite par Lou : ce soir, le public va avoir l’intégralité du premier album Lamb piste par piste. Certains morceaux n’ont jamais été, ou presque, joués sur scène.

Revenons à nos moutons. Le groupe, formé initialement autour d’Andy Barlow (producteur/claviériste/bidouilleur) et de Lou Rhodes est accompagné ce soir en plus d’un contre-bassiste, d’une violoniste et d’un batteur. Le morceau s’entame : « Lusty« . La batterie saccadée donne le ton. Le clavier bidouille. La voix de Lou, douce et émotive, se lance dans les paroles. Pouf. Le public est excité. Moi aussi. Des frissons dans les bras. L’émotion de la musique et de la chanteuse se communique.

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Vont suivre les morceaux un par un de cet album. Chaque chanson va être un moment intense en soi. L’apparition du trompettiste Kevin Davy sur le morceau « Merge » va amener l’aspect jazz dans la musique. Le batteur nous amènera des moments break/drum’n’bass. « Gorecki » va encore plonger le public dans un souvenir. Moment spécial pour le dernier morceau « Feela » de l’album : Andy et Lou sont seuls sur scène. Pas un mot du public. Hors du temps. Rare moment magique où la musique transcende le temps. Quelques 200 personnes sont plongés dans la voix (ou les mémoires).

Court entracte où les musiciens font une pause. Surgit face au public Andy Barlow. Après quelques minutes où il nous remercie d’être venus et à quel point nous avons de la chance d’avoir une telle salle de concert, Andy va revenir sur la genèse de ce premier album avec quelques anecdotes. Celle où Andy avait perdu son job et où Lou lui proposera de rejoindre le groupe : « Puisque je n’avais rien à faire, autant accepter ». La deuxième anecdote est plus drôle : Andy devait rencontrer un représentant d’un label dans un restaurant chic (l’époque où les labels de musique ne regardaient pas aux dépenses). Le rendez-vous n’a pas eu lieu et Andy avait clairement dit merde au représentant. Résultat : le gars se pointe le lendemain pour rencontrer le groupe qui avait osé lui dire m****.

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Lou revient sur scène avec une nouvelle robe toute aussi dingue que la première. La suite du concert va alterner entre des chansons des cinq autres albums. Glissant même le nouveau single « Illumina ». Ode à cette curieuse musique embryonnaire, portée par une voix particulière. Le groupe s’éclipse avant l’heure de fin. Le public crie et scande le retour. Lamb revient sur scène pour terminer en apothéose avec la chanson « Gabriel » (oui j’avoue que j’attendais ce morceau).

Pour terminer, malgré la fatigue du début, ce concert m’a fait un bien fou. Entre la nostalgie et l’émotion, je suis sorti de l’AB en me disant : « Plus de concerts de trip-hop ». En vrai, cette musique m’avait manqué. Et le groupe, à sa manière, m’a rappelé son souvenir hier. Thanks Lamb.

François VC aka whattt

Setlist

Lusty // God Bless // Cotton Wool // Trans Fatty Acid // Zero // Merge // Gold // Closer // Gorecki // Feela // Angelica // What Sound // Little Things // Ear Parcel // We Fall in Love // As Satellites Go By // Backspace Unwind // Illumina // Encore: Gabriel

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