Les TransArdentes au Palais 12, pour les [Pias] Nites (18/11/2017)

transardentes_300x666Le 18 novembre dernier, le Palais 12 accueillait pour la première fois à Bruxelles les TransArdentes invitées par [Pias] Nites. Un vrai succès. 7000 personnes avec une population plutôt jeune. Basé à Liège à l’origine, ce festival existe depuis 2008. Il se déroulait alors le dernier samedi de janvier aux Halles des Foires de Coronmeuse. C’est le petit frère hivernal du festival des Ardentes, grand garçon de dix ans depuis juillet 2016. La programmation se veut d’une électro diversifiée proposant des grands noms tels que Vitalic, Mr Oizo, Gramatik,… mais aussi des artistes émergents français et belges (Beffroi, Anna of The North, Stuff. pour certains petits protégés de PIAS Recordings). Le line-up se partage sur deux scènes avec des horaires intelligents permettant de profiter de chaque artiste.

Arrivée malheureusement tard, je ne pourrais pas vous parler du live de Kuna Maze, heureux gagnant du concours Proximus. DJ lyonnais basé aujourd’hui à Bruxelles, il propose une électro hypnotisante influencée des beats de la scène de Los Angeles ou encore de l’électro anglaise, à laquelle il ajoute des touches jazz et hip-hop agrémentées de samples.

Je rate également la tech house et deep house de Limits, en pleine explosion grâce au passage entre autres au Tomorrowland dernier. L’occasion vous est encore donnée de le voir à Bruxelles, car il sera de passage à l’AB le 24 novembre prochain avec Emma Bale. Je ne vous parlerai pas non plus de la performance live du duo belge de Beffroi et de l’électro très pop d’Anna of The North. Mais surtout, le plus gros loupé est celui de The Blaze qui jouait à 20h. Le show promettait d’être aussi beau musicalement que visuellement au vue de la superbe réalisation des deux clips « Territory » et « Virile ».

Nous voilà donc à 22h devant Møme et la déception s’envole. Il nous embarque sur son nuage derrière lequel se trouve ses platines (cf photo). L’énergie qu’offre le jeune niçois multi-instrumentaliste diffère face au grand nombre de DJs qui pour seule démonstration énergique lèvent le bras en l’air quand ils balancent les basses. Au contraire, ici, il bouge de partout, saute et communique beaucoup avec le public. C’est également un plaisir de voir des instruments, des vrais, sur scène. Jérémy Souillart a cette touche particulière d’introduire des sons de cymbales et des riffs en direct. Un très bon moment qui nous a permis de nous chauffer et de bien rentrer dans l’ambiance.

mome_850x300On décide d’aller chercher de quoi s’hydrater et le bémol de la soirée est là. Trop peu d’espaces ventes de jetons et de personnels pour les 7000 personnes présentes ce soir. M’enfin, c’est une première édition… J’abandonne mon acolyte pour jeter une oreille au groupe qui passe sur la petite scène : Stuff..

Comme je le précisais dans l’introduction, la programmation se voulait diversifiée, Stuff. en est la preuve. Je me retrouve face à un son des plus expérimental. La scène est occupée par cinq mecs avec batterie, basse, clavier, mix et « mélodica-clarinette » (?). Un instrument bien particulier que je n’avais jamais vu auparavant. Une création de groupe ou un instrument à vent non-identifié ? Le mystère reste entier. La composition de scène laisse à croire à un concert de rock, métal… et en effet, c’est un mélange d’une multitude de styles que nous propose le groupe de Gand. Métal, psyché, jazz, grunge, techno, mélodique… menant à des morceaux déstructurés parfois dissonants. On sent que cinq cerveaux sont derrière le travail de composition qui s’en trouve complexe et très intéressant. Une belle découverte pour les sensibles à l’underground que vous pouvez écouter juste ici ou à la Kantine du Berghain le 3 décembre si vous êtes aux alentours de Berlin.

Allez, on se dirige rapidement vers le Stage 1 pour retrouver Fakear et on arrive pile poil pour « La Lune ». La scène est bien plus épurée que celle de Møme. Une table de mixage et deux contrôleurs. On enchaîne avec « Mantra » et ses sons hindous. Il nous propose ensuite une nouvelle création très réussie qui continue à faire monter l’ambiance. La salle est pleine. Le reste du set sera plus pop.

Le temps d’aller faire un petit tour dehors et on retourne dans la grande salle pour avoir une bonne place devant le beatmaker slovène préféré de mon adolescence, j’ai nommé Gramatik. Il arrive accompagné du guitariste et producteur Big FAQ qui enchaîne les intros avec des reprises de Jimmy Hendrix et Pink Floyd. La touche rock apportée fait penser aux Black Keys. C’est un vrai plaisir de voir les célèbres morceaux qui ont accompagnés de nombreux trajets pour aller au lycée, à la fac,… écouteurs dans les oreilles. Après des morceaux plus anciens, on passe à la période dubstep de laquelle je suis beaucoup moins fan.

gramatik_850x300À la fin du live, une petite pause s’impose avant Vitalic. Une petite frite donc ! On s’installe et papote avec d’autres festivaliers qui ont eu la chance d’être présent pour The Blaze et qui confirme la qualité supposée du show. Dammit ! Requinquée après la petite frite, on retourne dans l’arène de la grande salle pour le DJ dijonnais. N’étant pas une très grande fan, je reste pour les quelques morceaux les plus connus mais au bout d’une bonne demi heure, je ne me sens plus du tout happée par ce qui est en train de se passer. Je décide donc d’aller voir ce qu’il se passe dans la première salle. C’est DC Salas derrière les platines face à un public très restreint, environ trente personnes. Et c’est bien dommage car le DJ belge nous propose un set électro très bien maîtrisé qui malgré des problèmes techniques produit son effet ! Une très belle découverte que j’irai revoir sans hésiter. Et il ne sera pas difficile de le retrouver puisque DC Salas est très présent sur la scène de la nuit bruxelloise. Vous aurez d’ailleurs l’occasion de l’écouter sur Kiosk Radio ou encore à l’AB le 26 janvier prochain.

Très belle réussite donc pour cette première édition bruxelloise des TransArdentes qui a reçu pas moins de 7000 personnes et ce de 18h30 à 4h !

Merci aux TransArdentes et à [Pias] Nites.

Anaïs

Vous aimerez aussi