Narcos (2015 – …)

La nouvelle série Netflix est là. Narcos, une fresque entre fiction et documentaire sur la vie de Pablo Escobar, le légendaire narco-trafiquant à la tête du cartel de Medellín.

Il y a quelques mois, un premier trailer sortait sur les internets, et sans vous le cacher, j’ai de suite été emballé par ces images. Alors évidemment, dès que j’ai entendu que la première saison était enfin disponible, je n’ai pas hésité longtemps à me jeter dessus…

Réalisé par le brésilien José Padilha (Tropa de Elite, Robocop), Narcos se veut donc un biopic de Pablo Escobar, incarné ici par Wagner Moura (Tropa de Elite, Elysium), depuis ses débuts de trafiquant de matériel hi-fi à l’apogée de son empire de la drogue. De l’autre côté de la barrière, on suit aussi Steve Murphy, interprété par Boyd Holbrook (Gone Girl), agent de la DEA qui quitta les plages du Miami des années 80’ pour la moiteur de la Colombie afin d’y démanteler le réseau de cocaïne d’Escobar depuis la source. C’est d’ailleurs lui qui incarne la voix off, omniprésente mais pas dérangeante, qui nous accompagne au fil des épisodes et qui par la même occasion apporte un aspect très documentaire à tout ça. Et oui car malgré le fait que la fiction ait une place importante dans Narcos, il ne faut pas oublier qu’à la vue de l’histoire réelle, les scénaristes n’ont pas eu besoin de se retourner le cerveau pour rendre la chose palpitante. On a même droit à l’utilisation de documents d’époque pour illustrer certains passages clés de l’intrigue, mise en parallèle très intéressante qui ancre à la perfection la série dans la réalité de cette période.

Niveau technique, les ambiances sont retranscrites à merveille, et pour cause, le tournage a eu lieu sur place, en Colombie, entre Bogota et Medellín. Les acteurs, ayant passé pour certains plusieurs mois sur place afin de s’imprégner de la culture locale, rendent parfaitement hommage aux différents protagonistes, les plus sympathiques comme les plus psychopathes. D’ailleurs, la quasi omniprésence de violence pourra en rebuter certains, mais quand on connaît le bilan des victimes de Pablo Escobar, on ne peut que concéder à José Padilha qu’il s’en tire avec les honneurs, mettant l’accent sur des scènes chocs, mais rarement gratuites.

Alors voilà, la série est pleine de qualités, mais elle n’est évidemment pas parfaite, son problème principal étant le rythme… Et oui, faire rentrer la vie d’un personnage à ce point emblématique en seulement quelques heures, ça pousse aux raccourcis, nous faisant donc assister parfois à des scènes un peu téléphonées, voire caricaturales.

Ça pourrait paraître anodin compte tenu des nombreuses qualités du show, mais c’est peut-être bien la seule chose qui ne fera pas entrer Narcos au panthéon des grandes séries, aux côtés de Breaking Bad ou Game of Thrones, qui eux se sont permis de prendre le temps d’installer des personnages toujours plus en profondeur et en nuances.

Ceci étant dit, le gage de qualité majeur est que, contrairement à la plupart des autres séries produites par Netflix, Narcos a bénéficié d’un tel engouement que la saison deux a déjà été officiellement annoncée, une semaine seulement après la sortie de la saison un.

Alex

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