Noel Gallagher’s High Flying Birds à Forest National (06/04/2018)

noelgallhagher_300x666Noel Gallagher. Nom de famille célèbre. Ancien groupe composé d’un duo de frères. Un air de nostalgie ouvre donc le bal du concert de Noel Gallagher’s High Flying Birds à Forest National en ce vendredi 06 avril 2018. Le public de ce soir attend Noel Gallagher au tournant. De ce « nouvel album » Who Built The Moon ? qu’il vient nous présenter mais aussi sur le représentant qu’il est pour ce que les journalistes ont appelé dans les années 90 la brit pop.

En me dirigeant vers la salle de Forest National je ne peux m’empêcher de me remémorer  cette période où « le plus grand groupe du monde » était partout sur les ondes radiophoniques. Où ma grande sœur passait en boucle « Wonderwall ». Où je chantais ce même titre en karaoké avec l’ami Jon à Saint-Gilles. Où les noms de The La’s, The Stone Roses, Blur et Primal Scream n’étaient pas forcément dans ma playlist quotidienne.

Ce soir ce sera donc la moitié de l’ancien groupe. Recomposé avec chanteuse, section de cuivres, bassiste, guitariste principale, guitariste soliste, claviériste et batteur. Avec son univers. 21 décembre avant l’heure.

Première partie. Blossoms. Stockport. Manchester. Un groupe pop à souhait. On y retrouve même des mélodies à la The La’s. Genre de groupe que j’aurais bien monté au collège. En concert ? Sans doute pas. La guitare à 12 cordes. Les cheveux longs pour la plupart des membres. Par pitié arrêtez avec les claviers lancinants. La voix continue. Le batteur tape et retape. Le bassiste bouge le pied gauche d’une mini danse. Le guitariste avance et recule avec la tête mouvante. Dormir. Ha non. « Are you excited by the show of Noel Gallagher ? » Yes. Next. Je discerne Noel Gallagher dans les backstage. Le temps sans doute d’observer le groupe. Il retourne se préparer. Quarante minutes sont déjà passées.

Les roadies s’affairent à ranger. Test de la batterie check. Un son psyché-rock tourne dans la salle pour nous mettre dans l’ambiance. Le drapeau belge est placé dans le décor. La batterie est aux couleurs de la pochette du nouvel album. Le matos est déjà installé. Les amplis Orange à droite de la scène. Les gros à gauche.

Un son se fait persistant. Le morceau « Fort Knox » introduit son lot de yéyé yéyé. Le groupe s’installe pour entamer le show. Un mélange de collage de photos vintage défile dans ce décor qui rappelle (sans le faire exprès ?) celui du concert des Beatles au Hollywood Bowl. Le graphiste Gareth Halliday, auteur de la dernière pochette pour le groupe, a dû beaucoup travaillé pour arriver à ce résultat coloré et psyché. Un air de Constellation Records. Le vintage est à la mode chez Noel. Un air de nostalgie des années 60 vous dis-je.

La suite se poursuit dans la logique de la tracklist du dernier album. Pas vraiment inspiré et inspirant. Quel loerik ce groupe ! Le morceau « It’s A Beautiful World » se joue. Haaa la petite mélodie de derrière les fagots réveille enfin le public. Les chansons d’après montrent enfin la voix de Noel Gallagher. Le groupe ne se presse pas pour autant pour enchaîner correctement les titres. Le leader se la joue silencieux pendant un temps. Après le morceau « Dream On », on passe par l’étape du souvenir. Vous prendrez bien un peu de « Little by Little » ? Pourquoi pas aussi d’un « Supersonic » ? Hip, on revient dans les nouveaux titres.  Hop, on repasse par Oasis. La guitare acoustique à nouveau reprise entame une douce mélodie : la reprise plus rapide de « Wonderwall » avec la voix de Noel sent bon le besoin de bien préciser qu’il est l’auteur des paroles et de la mélodie. Pas la voix. On s’attendrait presque que surgisse Liam tel un deus ex machina. Malheureusement non. La section des cuivres apporte ceci dit une belle touche musicale.

Rapide introduction de Noel du groupe. Fier d’avoir une chanteuse française dans son groupe. Noel se met dos au public et jamme avec le batteur. Miles Davis bis est de retour. Chef d’orchestre. D’un doigt pointé les chansons s’arrêtent. À la Frank Zappa. La brit pop est morte. Noel serait-il en train de (ré)inventer le brit rock ? Le rappel nous fait encore les ultimes hommages à l’autre « plus grand groupe du monde ».

Sans renier son passé et ses années Oasis, Noel Gallagher et son groupe ont donné un concert en demi-teinte. Passé les quelques covers d’Oasis et la sublime reprise du « All You Need Is Love » des Beatles, Noel Gallagher se cherche dans un nouveau souffle. Pari réussi sur quelques chansons. Pour le reste, on va attendre d’avoir un ou deux albums en plus pour sentir ce qui a été toujours la force de Noel : des paroles parlantes et une mélodie à pousser la chansonnette. Entre-temps, il y aura peut-être un nouveau « plus grand grand groupe du monde ».

Merci à Forest National et Live Nation. À Jonathan J. et tous ces ami(e)s avec qui Oasis sera toujours un peu les Beatles de nos jeunes années.

P.S. : retenez le groupe Flyte à suivre pour les amateurs de cette musique pop bien british

P.P.S. : faites-vous une raison. Oasis n’est plus. Peut-être que dans dix ans sonnera le rappel du rassemblement des deux frères Gallagher. Histoire de se faire de l’argent sur les vieux fans que nous sommes.

P.P.P.S.: apparemment il se murmure dans des bruits de couloirs que deux albums (ou un double album) est en préparation pour le groupe de Noel Gallagher.

François VC aka whattt

Setlist

Fort Knox // Holy Mountain // Keep on Reaching // It’s A Beautiful World // In The Heat Of The Moment // Riverman // Ballad Of The Mighty I // If I Had A Gun… // Dream On // Little By Little (Oasis cover) // Supersonic (Oasis cover) // Dead In The Water // Be Careful What You Wish For // She Taught Me How To Fly // Half The World Away (Oasis cover) // Wonderwall (Oasis cover) // AKA… What A Life ! // Rappel : The Right Stuff // Go Let It Out (Oasis cover) // Don’t Look Back In Anger (Oasis cover) // All You Need Is Love (The Beatles cover)

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