Nuits Botanique : Feu! Chatterton au Cirque Royal (19/05/2016)

Jeudi soir, dans le cadre des Nuits Botanique, c’est au Cirque Royal que nous nous sommes rendus, où un line-up 100% rock en français nous attendaient : Radio Elvis, Nicolas Michaux et Feu! Chatterton s’y succédaient sur scène.

Découvert lors d’un tremplin Sosh aime Les Inrocks, c’est Radio Elvis qui a ouvert le bal avec leur album Les Conquêtes, premier disque du groupe depuis sa création en 2013. Je dois l’avouer, pour moi Radio Elvis était tout et son contraire. Certaines chansons m’avaient touchés par leur originalité, d’autres quant à elles m’avaient laissé de marbre par leur classicisme. Ceci étant dit, il faut bien avouer que leur prestation sur scène était une réelle valeur ajoutée en terme de dynamisme. Alors oui, les morceaux n’ont pas foncièrement changé, en revanche la puissance est sans aucun doute montée d’un cran, allant jusqu’à flirter avec le garage rock sur la fin de leur set, pour notre plus grand plaisir. Du coup, même si le mélange de pop et de rock qu’ils nous offrent en convaincra plus d’un, il s’agit probablement de ce genre de groupes qui gagnent à être vus sur scène.

S’en est donc suivi Nicolas Michaux, groupe pour lequel je suis arrivé sans à priori, ne le connaissant pas jusqu’à mon arrivée au Cirque Royal ce soir-là. À la frontière du song-writer et de l’artiste pop, il se revendique comme un artiste populaire, qui tend à toucher un large public avec ses compositions. Malheureusement, et seulement après quelques morceaux, force est de constater que le tout est du coup beaucoup trop lisse, les arrangements sont dénués de forces et les textes sont simplistes et trop clichés. La tentative de Nicolas Michaux de surfer sur ce mouvement néo-rock français est pour moi loin d’être un succès, ou peut-être ne suis-je pas leur cible de prédilection, la puérilité des textes le confirmant. D’ailleurs, au-delà de leur prestation musicale, il faut noter que leur prestation scénique était propre mais très classique : pas de jeux de lumières, peu de présence sur scène, et il m’a suffit d’un coup d’œil au public pour me le confirmer, la folie de Radio Elvis ayant laissé sa place à l’immobilisme général.

Après une petite pause, c’est Feu! Chatterton qui est monté sur scène pour clôturer la soirée. Formé en 2011, le groupe parisien est sous le feu des projecteurs, enchaînant festivals, concerts et interviews, et c’est avec beaucoup de curiosité que j’attendais de les voir sur scène. Personnages archétypaux, tout comme leur musique qui mélange rock et chansons à textes, sur scène ils mélangent les blousons de cuir et les costume trois pièces. Dès les premières notes, et surtout les première phrases, la puissance de la voix d’Arthur Teboul ne fait pas de doute, il maîtrise chaque note, chaque cris, chaque silence. J’ai été particulièrement interpellé par le rythme général de leur set, chose parfois trop prise à la légère, car dans un crescendo constant, la salle est passée de balades amoureuses à de l’électro-rock violent, ou comment réussir à faire danse tout un théâtre, jusqu’au plus réticent des balcons. C’est donc une claque tant sonore que visuelle, le jeu de lumières étant quant à lui particulièrement travaillé, servant les montées en puissance et les balades nébuleuses avec brio. On le sait, la qualité des textes et des compositions de Feu! Chatterton n’est plus à prouver, mais si vous n’avez pas eu la chance de les voir en live, courrez-y !

Merci à Pascale pour l’accréditation.

Alex

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