Parov Stelar au Palais 12 (22/03/2018)

parovstelar_300x666C’est à l’autre bout de la ville, au Palais 12, que Parov Stelar revient faire son show dans la capitale belge qu’il n’avait pas vu depuis deux ans. Retour sur une soirée de joie pure et hors du temps en communion avec 15 000 autres.

Une heure et demie de transports plus tard, j’arrive sur le plateau du Heysel, site immense destiné au divertissement et au tourisme depuis les années folles. Le métro 6 crache le serpent de fans qui se dirige vers le Palais 12. N’étant jamais venue ici, je suis sans trop me poser de questions. Sous nos yeux défile une partie de l’histoire de la ville : le stade, l’Atomium, le Palais 5,… et enfin le Palais 12, rénové en 2013, qui peut monstrueusement accueillir 15 000 personnes. Et ça se sent. Après avoir été retirer mes tickets boissons sans encombre, je me dirige vers le bar, un bar avec des barrières et un sens pour entrer et sortir. Bien organisé tout ça. Avec ma cinquante à quatre tickets (quatre euros, honnête) je découvre les lieux : le petit stand de merch’, fourni en poster, vinyls, CD à prix raisonnables, stands de frites, de hot-dogs ou de pop corn (pourquoi j’ai mangé un vieux wrap dans le métro ?),… Je cherche un locker de libre mais malheureusement ils sont déjà tous pris, pourtant je suis à l’heure…

J’entre dans la salle, un peu choquée par sa grandeur. Et alors que la première partie semble vouloir commencer, son matos refuse. Boum, ça commence, quelqu’un a trouvé le bouton play. L’homme en costard bleu de Moonlight Matters passe de la deep house lounge dans une ambiance enfumée et bleutée tranchée par de longs sillons lumineux blancs. Posée dans les gradins du fond, je vois la salle se remplir tel un lavabo dont le robinet serait mal fermé. Les filles, parées de leurs longs cheveux biens attachés, leurs petits sacs bandoulière, leurs t-shirts clairs surmontés d’un petit gilet, et les hommes, cheveux courts, vêtus de chemises et belles chaussures, défilent devant mes yeux. J’ai l’impression d’être à l’after-work de Belfius. Soudain, à 20h30, la musique s’arrête. Quelqu’un a trouvé le bouton stop… Le belge en costume s’en va de la scène. Déjà les techniciens s’affairent à enlever son promontoire. Je refais un tour vers le bar.

moonlightmatters_850x300Ça y est, la salle est comble. Je m’installe dans les gradins centraux à cause de mon genou de bobonne. La tension est palpable. Les gens trépignent. On a tous hâte de voir ce que va nous proposer l’autrichien quarantenaire Marcus Füderer, père de Parov Stelar et de l’électro-swing. Quels titres va-t-il nous offrir, parmi tous les titres de ses douze albums créés depuis 2004 ? Plutôt jazz, swing, ou blues et funk du dernier album The Burning Spider ? Le DJ débarque, suivi de la batterie, de la guitare, des trois cuivres et du chant. Car si Parov Stelar mêle l’électro moderne à des samples rétro, il innove encore en la faisant vivre sur scène avec des vrais instruments. Le son de la guitare manque à l’appel dans mon oreille, mais le reste est parfait. Le jeu de lumière entre les spots et les écrans géants sont éclatants et vifs. Les musiciens jouent, s’amusent ensemble, sautent dans tous les sens. La chanteuse, lumineuse même de là où je suis, rayonne. Elle salue chaleureusement le public, incite chaque personne à participer, même nous tout au fond. Les mélodies swing et les beats énergétiques font bouger toutes les fesses. J’ai même l’impression qu’il y a plus d’ambiance ici dans les gradins que dans la fosse ! Les titres piochés uniformément dans la discographie s’enchaînent, tantôt énergétiques, tantôt plus calmes pour pouvoir reprendre son souffle. Tout est bien pensé. Le rythme du show est bon. Des groupes de danseurs se forment ici et là. Partout, tout le monde s’amuse. Durant plus d’une heure et demie – il faut le faire quand même – Parov Stelar et sa bande arrivent à nous surprendre jusqu’au dernier rappel !

parovstelar_850x300Le spectacle s’achève et il est l’heure de reprendre le métro. Après une première partie qui m’a parue inexistante, Parov Stelar nous a prouvé qu’on a bien fait de venir jusqu’ici en nous offrant un spectacle digne de ce nom. Un concentré de joie, d’énergie et de bonne humeur, pour un moment hyper positif qui fait du bien. Vraiment, vraiment, beaucoup de bien. Merci Parov Stelar, je n’hésiterai plus à venir te voir.

Claire B. (Shasta Ulrich)

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