Rencontre avec Lyna, nouvelle pépite du hip-hop belge

Petite rencontre avec la louvaniste Lyna qui a tout pour être la nouvelle sensation du hip-hop made in Belgium. On y évoque le présent, le futur et son concert ce samedi au Botanique.

Tu écris tes lyrics et ta musique. Comment fonctionnes-tu ? Qu’est-ce qui arrive en premier ?

L : Ça fait un an que je travaille avec mes nouveaux managers. Depuis, j’écris tout moi-même. Parfois c’est un beat qui entraîne les paroles en studio. À d’autres moments j’ai des lyrics que j’ai écrit quand j’étais toute seule.

Quelle est la source d’inspiration pour tes textes ?

L : Ma vie. J’ai tellement de trucs crédibles dans ma vie. Tout parle de moi.

Est-ce que tu te censures ? Est-ce que tu t’interdis d’aborder certains thèmes ?

L : Je suis toujours honnête dans mes lyrics. Je ne vais jamais me dire « ça c’est pas bien », « ça tu ne peux pas dire ». Je veux écrire de la façon la plus honnête qui soit.

Pour le moment tu écris en anglais. Étant donné que tu as des origines multiples, penses-tu que tu pourrais un jour écrire dans d’autres langues ?

L : Oui, pour le moment je n’écris qu’en anglais. Peut-être que des mots de néerlandais ou de français vont faire leur apparition. Mais l’essentiel sera toujours en anglais.

Samedi tu joues au Botanique. Est-ce une date importante pour toi ? Comme c’est aussi la présentation de ton nouvel EP.

L : Je suis très heureuse d’avoir cette chance. Je crois que dans tout mon parcours musical le fait de faire un concert en mon nom, où les gens viennent pour moi, qu’ils ont payé pour me voir, tout un show avec un live band est un moment important pour moi.

Je ne t’ai pas encore vue sur scène. Tu conçois comment la scène ? Avec des musiciens ? Avec un travail visuel ?

L : Oui, il y aura un band. Tous les sons que j’ai déjà sorti, issus de mes EPs d’avant. Plus quelques nouveautés. Il y aura aussi un light show que nous avons testé lundi. Je trouve ça important également. Que ça donne un véritable show.

Je sais que tu as fait The Voice Vlanderen. Qu’est-ce que ça t’a apporté au niveau technique, au niveau professionnel ?

L : Au niveau technique professionnel ça reste une très bonne expérience. Ils te donnent des conseils pour parler aux médias, à la télévision. Comment parler sur scène,… Même si au niveau chant, je n’ai pas réellement appris beaucoup.

Y a t-il des artistes belges ou internationaux avec qui tu aimerais un jour collaborer ?

L : Il y a le rêve de travailler avec Kanye West ou avec Rihanna comme beaucoup de monde. En Belgique, j’aimerais collaborer avec Yseult.

Tu as déjà sorti plusieurs EPs. L’étape suivante serait un format long ou penses-tu qu’il s’agit d’un format qui n’a plus la même importance ?

L : Je pense que je vais prendre un peu de temps pour moi, un peu de recul. Plus réfléchir aux structures, aux musiques. Après le Botanique, je compte vraiment travailler encore plus sur ça. Et dans le futur peut-être un album.

Pour le moment tu es auto-produite, tu n’as pas de label. Est-ce une volonté pour le futur aussi ?

L : Oui, ça donne de la liberté. Je pense qu’en temps utile j’essaierai de trouver le bon label. Pour le moment, j’ai envie de rester avec ma petite équipe, continuer à faire grandir le projet, à travailler mon son avant de passer à l’étape suivante.

Fripouille