Russian Circles au Botanique (17/03/2017)

15073315_10157868884395492_6736070990519434894_nN’étant pas Irlandais et n’ayant plus, depuis bien longtemps déjà, besoin de prétextes populaires pour abreuver mon esprit des vapeurs les plus éthyliques; je décidai ce vendredi 17 mars de me rendre au Botanique pour me faire maltraiter les oreilles par un des groupes post rock/hardcore les plus intéressants de ces 10 dernières années.

Si la foule qui remplit déjà l’orangerie pour la première partie justifie l’utilisation de cette salle, je regrette tout de même que le concert n’ai pas lieu dans cette putain de rotonde; la salle la plus parfaitement adaptée à un concert durant lequel on espère s’envoler… Mais bon, ce vieux tourniquet était déjà squatté par Cold Cave et Drab Majesty. Pas grave, j’irai y jeter une oreille pour Sleaford Mods en mai.

Revenons à cette première partie. Il me semble fort pertinent de dire que la chambre à caca (Cloakroom) m’aura bien fait chier! Ok, Cloakroom ne se traduit pas littéralement comme ça mais ça en valait la peine ne fusse que pour ma figure d’hostile.

Sur une formation similaire à celle des Cercles Russes mais avec un gratteux qui geint tel un Tom Yorke sous méthadone, les indianiens (sur)jouent un rock shoegaze très nineties accentué de mélodies pénibles à souhait. J’ai misérablement tenu 3 morceaux avant d’être achevé par une longue montée qui ne méritait pas d’en être une et de me diriger meurtri vers le bar.

Russian Circles

Russian Circles

Je constate à ce moment là que le bar et le hall du Bota sont bien remplis également. Ça promet une salle bien blindée, ce qui est toujours problématique pour les fumeurs depuis la loi chaud et froid, surtout en hiver: soit tu déposes tes fringues au vestiaires (payant) et tu cailles ton cul en allant fumer, ce qui te garantit une crève dans les jours qui viennent; soit tu les gardes et tu crèves de chaud dans une salle comble. C’est précisément ce deuxième cas de figure qui m’est arrivé. Mais je m’arrête là car on va encore me dire que je ne fais que me plaindre…

Russian Circles

Russian Circles

J’ai découvert Russian Circles par mon cousin qui, il y a de cela pas mal d’années, me racontait les avoir vu ivre à un festival et les avoir trouvé chiants au point de s’endormir devant la scène. Devant tant d’éloges, il me fut difficile de ne pas être plus qu’intrigué par le trio de Chicago. Capables d’enchaîner les passages les plus brutaux avec des mélodies supra-aériennes, le tout maîtrisé par une technique effarante, leurs albums ont résonnés à outrance dans mes oreilles peu importe la saison, l’heure de la journée ou encore mon état de sobriété. J’avais toutefois une inquiétude: même si leur dernier opus reste très bon, je trouve qu’il n’atteint pas le niveau épique ou la construction passionnante des cinq albums précédents et de morceaux du niveau de « Mladek », « Carpe », « Burial » ou « Harper Lewis ». J’avais donc peur que ce soit ce genre de concert qui joue le dernier album en entier et pouf c’est tout.

Russian Circles

Russian Circles

Heureusement ce ne fut pas le cas. Blindée au point d’éclater dans une explosion de sueur, l’Orangerie a résonné au son des morceaux précédemment cités! Me trouvant du côté gauche de la scène, j’ai d’avantage eu l’occasion de regarder Brian Cook fustiger sa basse Kramer et Dave Turncrantz tabasser ses fûts avec une précision et une puissance déconcertante, que Mike Sullivan qui me semblait fort lointain. Présentation minimaliste pour le trio, une lumière principalement blanche et de la fumée, de temps à autre du stroboscope, mais rien d’excessif. C’est réellement la performance musicale qui est mise en avant plutôt que le show.

Après une heure trente de show renversant et un rappel sur cet incroyable morceau qu’est « Youngblood », ma seule petite déception est de ne pas avoir eu droit à « Carpe ». Mais je pense pouvoir m’en remettre.

Bisous.

Major Fail

 

Crédit photo: Elodion

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