The Soft Moon au Botanique (17/02/2018)

20841895_10154698913726316_2004333323326364234_nLuis Vasquez et son projet musical personnel The Soft Moon a ré-envahi le Botanique après deux ans d’absence, l’occasion d’aller se jeter dans un bain de sonorités industrielles froides et dérangeantes. Pas de soirée zen en perspective.

J’arrive malheureusement trop tard pour même entre-apercevoir la première partie, SΛrin. Ce projet audiovisuel et musical d’Emad Dabiri, irano-canadien qui sévit à Berlin, avait de quoi chauffer la foule avec sa techno underground pimentée à l’EBM. Ça sera pour une prochaine fois.

La salle affichait sold-out depuis bien longtemps et je m’en suis vite rendue compte : file pour le vestiaire, file pour prendre ses jetons, file pour prendre sa chope. Résultat, je loupe l’entrée en scène du trio. Car même si Luis Vasquez compose tout seul, il s’entoure d’un bassiste et d’un batteur pour jouer de la guitare devant le public. Je peine à rentrer : la salle est comble, vraiment. Je me décide de longer les murs pour me caler dans le coin du fond à gauche : avec une béquille, difficile de trouver une autre place. Je me demande si les gens ont campé longtemps pour être bien placés…

The Soft Moon

Les basses du beat pénètrent ma cage thoracique et c’en est presque désagréable. Pourtant, même s’il n’est pas parfait à ma place, le son semble bien géré. Le jeu de lumière est incroyable, comme toujours dans l’Orangerie du Botanique. Les faisceaux lumineux fendent le noir et nous font oublier progressivement les tracas de la journée tout en nous permettant de faire la transition pour rentrer dans l’ambiance. Ou, du moins, tenter de rentrer dans l’ambiance.

The Soft Moon

À la suite de l’annonce de la dernière chanson, le trio offre deux titres en rappel pour les bruxellois qui en redemandent après une heure de concert. Un tonnerre d’applaudissements et les bras levés pour clôturer la performance des californiens. Les lumière se rallument, le flot humain s’engouffre hors de la salle : il est temps de passer à autre chose.

Le public de ce soir semble donc conquis. Pas moi. Luis Vasquez ne m’a pas impressionné. Je continuerai à écouter les trois ou quatre bonnes chansons de sa création, mais pour le reste, je ne m’y attarderai plus.

Claire B. (Shasta Ulrich)

 

Setlist

Criminal // Burn // Like a Father // Give Something // Young // The Pain // Into the Depths // Dead Love // Tiny Spiders // Circles // Total Decay // Insides // Die Life // Far // Rappel : Black // Want

Crédit photos : Claire B. (Shasta Ulrich)

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