Thievery Corporation à l’Ancienne Belgique (03/07/2019)

Affiche Tour 2019 Thievery CorporationCa y est, le 03 juillet est arrivé en même temps que Thievery Corporation à l’Ancienne Belgique. Deux ans après leur passage dans le pays à l’occasion de leur 20 ans, le groupe aux sons trip hop/chill out et aux inspirations orientales/bossa nova/dub a présenté dans une atmosphère festive une palette de toute leur discographie. Le public est conquis !

Entrée dans une AB à l’atmosphère caniculaire, le public qui va-et-vient est hétéroclite. Savants bobos, rockeurs ouverts d’esprit, lambdas sympas, poivre et sel (surtout sel) s’entremêlent. Talons aux pieds, chemise d’été, les looks sont gentillets. Il n’y a pas grand monde qui se déplace pour voir en concert la musique de Thievery Corporation : le deuxième balcon est fermé et la moitié de la salle est vide. Et c’est tant mieux finalement, car pour une fois, on respire et on est bien à l’aise. À peine le temps de s’imprégner de l’ambiance qu’une sonnerie annonce le début du concert, pour le plus grand plaisir du public impatient.

Le duo américain composé de Rob Garza et Eric Hilton entre sur scène, accompagné d’une troupe de musicien·ne·s et chanteur·euse·s varié·e·s. Les membres sont multi-instrumentalistes : tantôt au tam-tam, tantôt chanteur.se, tantôt à la guitare, tantôt à la cithare, tantôt aux cloches. Le bassiste, incontournable, fait décrocher les premiers déhanchés grâce à son enthousiasme remarquable. Pieds nus, il fait de grandes enjambées en rythme qui le font aller de droite à gauche de la scène. Les autres membres restent en place tout en communiquant avec le public. Dès les premières notes, le public reconnaît les titres et tout le monde danse en quelques minutes.

Thievery Corporation : le duo

Les titres des dix albums s’enchaînent avec les différent·e·s chanteur·euse·s au talent indéniable (« Letter to the Editor« , « Until the Morning« , « All that we Perceive« ,…) et la musique de Thievery Corporation est riche : on peut passer d’un titre hip-hop (« History« ) à un titre plutôt reggae (« Road Block« ) puis enchaîner sur un titre oriental (« Lebanese Blonde« ). Les influences sont nombreuses : afro beat, bossa nova, dub, musique orientale,… La musique du monde est au rendez-vous et le son est parfait ce soir ! De devant de la scène, du balcon, de derrière les ingé-sons : tout est audible, du tambourin aux accords funk de la guitare en passant par le rap des voix. Les allers-retours des chanteurs et des chanteuses créent un show dynamique. En outre, tout le monde met du coeur à l’ouvrage, et cette gaieté fait plaisir à voir. Notamment lorsque le percussioniste prend le micro pour interpréter « The Heart’s A Lonely Hunter« , c’est un véritable one-man show qu’il livre, en sautillant dans tous les sens ! Aussi, grâce au beau jeu de lumière, les ambiances se succèdent, oscillant avec des titres plus ou moins énergiques. Les deux doigts « peace » sont en l’air lors de « The Richest Man in Babylon« .

Les fans du genre sont aux anges. Quant à moi, je reconnais le talent et la qualité musicale, mais je préfère rester dans mon canapé en faisant autre chose pour écouter Thievery Corporation. Digne de la musique lounge, quoi.

Claire B.

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