Top/flop 2017 de l’équipe (partie 1)

Parce qu’on ne fait pas comme les autres chez CAPDB, et aussi (surtout) parce qu’on voyage et qu’on n’a pas vraiment eu le temps de s’en occuper avant, notre top/flop 2017 ne suit pas le calendrier grégorien mais bien le chinois et son nouvel an à venir le 16 février prochain. Du coup, tout chaud, tout beau, et bien après tous ceux que vous avez pu déjà lire, voici le bilan de l’année vu par toute l’équipe. Enjoy !

 





François VC (rédacteur) :

Top concert :

mogwai-every-countrys-sunMogwai à l’Ancienne Belgique – Choix vraiment difficile. Mogwai ou Godspeed You! Black Emperor ? Anciens groupes. Post-rock. Intenses. Les deux concerts. Un chroniqué, l’autre pas. Mogwai pour son côté plus accessible. Du premier morceau hésitant, le groupe a monté la pression au suivant. Le mouvement s’est accéléré. Une belle plongée dans un univers organique.






Flop concert :

im.phpOzark Henry au Brussels Summer Festival – Maigre édition 2017 du BSF niveau révélations. Plus de déceptions. Désolé Ozark. Ton son et ta voix étaient mieux avant. Pop et aérien. Mal rendu en concert. Peut-être ai-je vieilli. La frite était meilleure en tout cas.

 





Top album :

Goat_Fuzzed_in_Europe_largeFuzzed In Europe de Goat – Choix ardu. Vif intérêt pour le krautrock. Goat. Originaires de Suède. Conseillé par Frédéric D. Oberland (du groupe Oiseaux-Tempête). Album live. Pour changer. Un trip court mais bien ficelé.

 





Flop album :

artworks-000185909660-1wcfde-originalEpoch de Tycho – Deux albums précédents assez homogènes. Epoch en demi teinte. Boring. Limite à la poubelle. Pourquoi écoutais-je cette merde ? Ha oui, cela me relaxe quand je bosse. Plus maintenant.

 





Top film :

dkwjrdmv4aamyfw-3Blade Runner 2049 de Denis Villeneuve – Images et couleurs dingues. Hommage sans aucun doute au cinéaste soviétique Andreï Tarkovski et son film Stalker. Scénario parfois caricatural, parfois lent et parfois surprenant. D’abord sans avis. Réflexion faite : Denis Villeneuve a gardé sa patte et sa vision du cinéma. Toujours pas tranché. Film moyen, film d’auteur ou grand film ? À revoir.






Flop film :

el-camino-christmas-poster01El Camino Christmas de David E. Talbert – Netflix. Choisir ou mourir. Schatje, un film de Noël ? Vague résumé. Thème de Noël. Sous des airs de film de fin d’année, on tombe dans du « grand n’importe quoi ». Heureusement que je n’étais pas seul à le regarder. J’aurais sans doute fait El Terminator sur ma TV.

 





Top série :

119731_337593Presque rien vu en nouvelle série cette année mais on va dire Iron Fist pour son côté détente. Sans prise de tête.

 





Flop série : Toutes les séries dont j’ai commencé le premier épisode sans avoir continué la saison.



Top livre (BD) :

le-petit-livre-de-black-musique-de-bruno-1092947353_LLe petit livre black music de Hervé Bourhis et Brüno – Un plaisir des yeux. Bourré de détails. Un condensé de la black music (sauf le jazz). Des découvertes. Jetez-vous dessus sans hésiter. En plus, une playlist a été créée sur Spotify pour éclairer votre lecture.

 





Flop livre : Je passe mon tour. Ne lis plus assez de romans. Donc plus difficile à choisir mes lectures. Choix meilleur sans doute.

 


Coup de cœur : découverte enfin du Magasin 4. Laurent Garnier en live à la 1ère édition des Nuits Sonores de Bruxelles. Puis surtout le plaisir d’être rentré dans l’équipe CAPDB.

 


Coup de gueule : On ne s’en fout pas de la culture et de ces lieux/activités qu’on aime. Après la fermeture de la salle DNA (2015), la disparition du magazine musical RifRaf (2016), l’entrée payante du Musée de l’Aviation au Cinquantenaire (2016), voici que la fin de l’année 2017 annonce deux mauvaises nouvelles : le déménagement futur du Recyclart et la possible fermeture du Magasin 4. Si notre ministre de la Culture Alda Greoli pouvait lire ces lignes et mesurer le fait que ces endroits culturels sont une richesse et une vraie valeur ajoutée à Bruxelles… Si ces lieux (et le prix abordable pour y entrer) sont supprimés, cela sonnera pour moi comme un décollage immédiat de Bruxelles. Alors en entendant, profitez et foncez au Recyclart, Magasin 4 et autres lieux culturels. Plutôt que d’aller une énième fois au café du coin, invitez vos amis autour d’un bon concert ou tout simplement une bonne soirée.

 





 





Maxime S. (rédacteur) :

Top concert :

gojira-magma-tour-57Gojira à l’Ancienne Belgique – C’était un peu mon rêve d’enfin voir Gojira depuis que je les ai découverts il y a de ça trois ans, d’autant qu’ils étaient précédés d’une réputation live très flatteuse, ce qu’ils n’ont fait que confirmer en cette soirée du 20 mars 2017. Cœur avec les doigts.

 





Flop concert :

a187b5de0865e9f358c3cfc8bcc26a43.800x800x1Mura Masa à l’Ancienne Belgique – Authentique purge, ennuyeux du début à la fin, aucun jeu de scène, des musiciens qui ont l’air mort sur scène, des morceaux d’une mollesse infinie malgré un beau potentiel en studio. Bref, pire concert de l’année, de très loin.

 





Top album : Trop d’excellents albums cette année pour n’en citer qu’un seul, que ce soit en Belgique ou à l’étranger. Je citerais juste quelques artistes marquants : Royal Blood, Damso, Dying Fetus, Alt-J, Amenra, Caballero & Jeanjass, The Naked High, Wiegedood.



Flop album :

Front_600x60011 Short Stories of Pain & Glory de Dropkick Murphys – En général j’ai de la chance et j’évite assez astucieusement les flops année après année mais en 2017 difficile de passer à côté de la nouvelle galette des Irlandais de Boston. Pour m’être forcé à l’écouter plusieurs fois, un seul truc me saute au visage : c’est (beaucoup trop) lisse et même un peu mou. Je retiens juste leur reprise de « You’ll Never Walk Alone » qui me fait vibrer uniquement en tant qu’amateur de foot.






Top film :

gabarit_150_150Dunkirk de Christopher Nolan – Je ne suis pas un grand cinéphile et en général je me contente de regarder de vieux films donc je me rends assez rarement au cinéma. Mais là, pour Dunkirk, je me suis dit que ça pouvait valoir le coup. Et comment ! Le film prend à la gorge sans jamais desserrer l’étreinte et on plonge dedans tête la première. C’est même tellement prenant que je suis sorti de la salle écœuré du traitement du personnage de Cillian Murphy (<3).






Flop film : Rien



Top série :

245431-1433240113Peaky Blinders, saison 4 – N’étant pas un grand consommateur de séries, quand j’en découvre une bonne j’ai tendance à l’adorer, la dévorer et la sacraliser très rapidement, et c’est exactement ce qui m’est arrivé en découvrant Peaky Blinders courant 2016 et c’est peu dire que j’attendais énormément cette nouvelle saison après la fin de la saison 3. Et je crois pouvoir affirmer que cette saison est une franche réussite, entre des histoires sombres, des personnages toujours plus charismatiques et des rebondissements en veux-tu en voilà. Bref, si c’est pas déjà fait, foncez sur cette série.






Flop série :

1475682943_posledniy-kandidatDesignated Survivor – J’ai adoré House of Cards malgré des moments parfois un brin trop complexes, c’est pourquoi je me suis rué sur Designated Survivor à sa sortie, trouvant que la série semblait plus accessible et un peu plus burnée. Puis en fait, après quelques épisodes, le soufflé retombe. L’idée de base était vraiment pas mal mais après on se retrouve dans une série avec des magouilles et des interventions en mode « ‘murica fuck yeah ! » qui ont vite fait de me casser les couilles. Au moins, ça aura eu le mérite de me relancer sur House of Cards.

 





Top/flop livres : Malheureusement cette année je n’ai pas fait l’effort de me plonger dans un livre. Shame on me.

 


Coup de cœur : La richesse de la scène musicale en Belgique, en particulier en rap et en métal (même les français nous les envie, c’est dire comme ils arrivent à faire parler d’eux).

 


Coup de gueule : La fin de Sense 8 (heureusement qu’on a droit à un épisode final cette année) et de House of Cards (enfoiré de Kevin Spacey pas foutu de tenir sa queue en voyant un gamin soûl).

 





 





Mmaelle (rédactrice) :

Top concert :

640_cover_carreuCamille au Silo (Marseille, FR) – Il y a un monde entre l’univers de ses albums et celui de ses concerts. Pour ses lives tout est réinvité, ré-improvisé, la scénographie évolue constamment et Camille s’entoure d’un nombre incalculable de gens doués et passionnés par ce qu’ils font. Un vrai concert qui remue, qui amuse et qui m’a envoyé musicalement partout sans aucune barrière. J’ai vu des gens la découvrir et d’autres changer radicalement d’avis sur la demoiselle en la voyant, je recommande donc pour tout le monde ce petit vent de fraîcheur, juste par curiosité. Top top top !

 


Flop concert : Pas vu beaucoup de concerts cette année, donc pas de souvenir de flop… Oui, ça arrive !

 


Top livre :

gabarit_150_150Je découvre à peine cet aventurier/écrivain qu’est Sylvain Tesson, et je pense que je suis déjà mordue. Par exemple je viens de me régaler en lisant son recueil de nouvelles S’abandonner à vivre, et je vous retrouve bientôt pour vous parler du reste de sa conséquente bibliographie et de sa traversée de la Russie en side-car ou de sa contemplation solitaire du lac Baïkal pendant plusieurs mois.

 





Flop livre :

gabarit_150_150Pareil que pour les concerts, je n’en ai pas vu beaucoup. Alors je parlerais de Pêcheurs d’Islande de Pierre Loti de 1959, mais seulement parce-que cette plongée dans un village breton du 19ème siècle et des pêcheurs qui partaient de longs mois jusqu’en Islande (le titre ne sort pas de nulle part) m’a vraiment rendue triste, jouant avec certes poésie sur le pathos de ses personnages encore et encore.

 





Top album :

Anika_Anika_Debut_AlbumDernièrement une petite obsession pour « I Go To Sleep » de la chanteuse (et accessoirement journaliste politique) anglo-allemande Anika et de son album éponyme de 2010 produit entre autres par Geoff Barrow de Portishead.

 





Flop album : Je vous ai déjà parlé des classes d’enfants de 6 à 10 ans qui connaissent toutes les paroles de Jul et PNL par cœur ?



Top film :

gabarit_150_150Je ne sais pas si c’est un top mais clairement un film qui m’a chamboulé c’est Detroit de Kathryn Bigelow. Plongée historique dans les émeutes de 1967 à Detroit, tension tout du long et acteurs flippants de crédibilité. Je suis surprise d’en avoir si peu entendu parler.

 





Flop film :

gabarit_150_150Peut-être Dunkirk de Christopher Nolan. Au-delà de toutes les qualités esthétiques et de ton qu’on lui connaissait, et qu’il a bien évidemment remis au centuple, il m’est resté un goût de vide après la séance. Comme un épuisant chemin sans but.

 





Top série :

stranger-things-2-artStrangers Things , saison 2 – Ça se passe toujours très bien pour moi. Il y a de plus en plus d’autres séries avec de bonnes idées et de bonne réalisations mais qui perdent en saveur bien trop vite; je salue donc celle-là qui certes nous matraque de toutes part mais tout en tenant la route.

Petit clin d’œil à The Get Down qui plonge dans les racines du hip-hop comme personne, mais aussi à Nola Darling de Spike Lee qui reprend son film de 1986 du même nom, tapageusement qualifié de féministe par les journalistes en manque de clics. Ce sont surtout des constructions de personnages justes et des questionnements sur les libertés et revendications que l’on se donne sans jugement et qui 30 ans plus tard sont toujours d’actualité.

 


Flop série :

haters-back-off-netflix-show-exclusive-trailerHaters Back Off de Colleen et Chris Ballinger. Ça ne m’a tout simplement pas fait rire, mais alors pas du tout. Loin d’être la seule série qui essaie de forcer les zygomatiques à coup de grimaces, mais il en fallait bien une pour l’exemple.

 





Coup de cœur : Le très élégant concert (et gratuit !) à l’AB salon de Jozef Van Wissem, la découverte des anglais Telepathy au Magasin 4, mais surtout ce concert hybride vu à The Haunt (Brighton) de Algiers, où comment quatre mecs en transe utilisent toutes leurs capacités et leurs différentes cultures musicales pour vous exploser la cervelle.

 


Coup de gueule : Les fermetures prévues de tous ces lieux culturels un peu partout dans Bruxelles, qui renaîtront certainement sous d’autres formes ailleurs, mais qui vont cruellement manquer au paysage. Ce n’est pas nouveau, mais ça fait toujours autant râler.

 





 





Laurent (rédacteur) :

Top film :

gabarit_150_150La femme du boulanger que je n’avais jamais vu. Sinon, en sortie 2017,rien.

 











Flop film :

gabarit_150_150IT, Alien Covenant, Dunkirk, Les gardiens de la galaxie 2, etc etc…

 











Top album :

orelsan-fete-finieJe me fais mes tops albums à partir du top album des autres en général c’est un an d’économisé en temps de cerveau disponible. J’écoute la radio, j’aime bien Very Good Trip de Mishka Assayas pour découvrir ou redécouvrir des artistes et tout ce qui tourne autour d’eux.

Autrement j’ai bien aimé La fête est finie d’Orelsan et Dear de Boris que j’écoute en ce moment même d’ailleurs.






Flop album : Je ne sais pas. Je n’écoute pas ce que je n’aime pas, ça me permet de moins perdre de temps.



Top concert :

ludwig-von-88-en-concert-au-trianon-le-26-novembre-2016Ludwig Von 88 au Magasin 4 – Un rêve d’adolescent enfin réalisé, des pogos, de la chaleur humaine (beaucoup trop), de l’ambiance et que des tubes.









Flop concert : Rien ne m’a déçu cette année (à part le cinéma).






Top série :

gabarit_150_150J’ai vraiment beaucoup beaucoup aimé Dirk Gently Holistic Detective, mais elle est de 2016… Alors Mindhunter, c’est chouette, même si certains thèmes abordés ne rajoutent rien à l’histoire et permettent de densifier la série à peu de frais.









Flop série :

gabarit_150_150The Orville – Une purge totale alors que j’adore Macfarlane, mais là je n’ai pas pu finir le premier épisode tellement c’était douloureux, que ce soit le jeu d’acteur, les blagues, le coté cheap/kitch des décors etc etc…
Star Trek Discovery – Exactement pareil que The Orville. Comme quoi une série et sa parodie peuvent s’accorder finalement.
Stranger Things saison 2 – Ce qui revient est un côté addictif, mais c’est un parfait copier-coller de la saison 1. C’est un peu comme si dans Star Wars les méchants ils ne feraient que construire des lasers géants cachés dans des planètes… Ha, mais attend, c’est ça, on se fait toujours avoir de la même façon en fait !

 


Livres : Le seul livre que j’ai acheté de 2017 est celui d’Alan Moore, mais j’ai eu du mal a rentrer dedans tellement c’est dense. Je dois le recommencer à un autre moment, peut-être était-ce moi qui n’étais pas en phase avec ce roman à ce moment-là. Après je ne lis que peu de livres récents, il y a assez de classiques que je n’ai jamais lus. Cette année la grande découverte est Georges Perec que ce soit Les choses qui est l’histoire d’un couple et son lien avec ses envies de possessions matérielles et La vie mode d’emploi qui est l’histoire d’un immeuble via tous ses habitants, l’écriture de ce dernier étant basé sur des modèles mathématiques. Je suis en train de finir le 6e tome de la saga de Dune qui est fantastique, j’ai lu Le pendule de Foucault d’Umberto Eco qui est coriace, et j’ai toujours la saga des Rougon-Macquart de Zola à finir alors je n’ai pas que ça à foutre que de lire des nouveautés qui ont quand même peu de chances de devenir des classiques à part peut-être Houellebecq. C’est ça tiens, lis Michel, ça va te ventiler là-dedans, oublie ce que les médias qui ne l’ont pas lu disent et fais-toi une idée par toi-même ça te changera. Oui je suis chiant et con et parfois peu enclin à la nouveauté… Et alors ?

 





 





Aude (rédactrice) :

Top livre (BD) :

gabarit_150_150Comme un frisson d’Aniss El Hamouri – J’avais hésité avec Dans le noir de Daria Bogdanska, très chouette bande-dessinée sortie fin 2017, mais c’est finalement celle d’Aniss El Hamouri, Comme un frisson, que je vais choisir comme mon coup de cœur cette année. On suit Renata, au début noyée dans ses galères et les exigences d’un entourage qui la méprise, jusqu’à son pétage de plomb et sa folle cavalcade aux côtés de Corbeau et Beluga, deux clochards aussi opposés qu’inséparables. Dessin ultra nerveux, récit qui s’emballe dès les premières pages et personnages à fleur de peau : très belle réussite pour ce premier album bien punk, sorti aux éditions Vide Cocagne.






Flop livre :

gabarit_150_150Mise en pièce de Nina Leger – Deuxième roman de cette jeune auteure, auquel je n’ai pas accroché. Jeanne, personnage principal dont on ne sait presque rien, collectionne les aventures, les recherche, les traque. Les lieux décrits deviennent ses territoires de chasse pour cette dévoreuse d’hommes transformés en viande. L’idée est séduisante, mais le résultat plutôt décevant. Une écriture distante pour une ambiance très froide et descriptive, un personnage qui se perd sans jamais refaire surface, je suis passée de page en page comme Jeanne de proie en proie : avec beaucoup d’ennui et sans réelle envie.






Top concert :

R-9478328-1481288253-2993.jpegOvo au Magasin 4 – Voix rauque et allure de sorcière pour la chanteuse/guitariste, batterie nerveuse, le duo italien m’a encore frappé par la puissance de sa prestation. Pas vraiment une découverte puisque j’avais déjà eu l’occasion de les voir au Barlok et au Tapette Fest #8, mais toujours un plaisir à voir sur scène.






Flop concert :

The-BipolarThe Bipolar au Barlok – Un samedi soir qui s’annonçait plutôt bien, jusqu’à ce que… Pop suintante et chant plaintif en première partie d’une affiche qui nous annonçait des groupes punks, je suis partie avant la fin. Une erreur de programmation, sans doute.









Top film :

Carnival-Of-Souls---Score---FrontCarnival of Souls d’Herk Harvey – Je suis dans une période oldies horrifiques en noir et blanc, donc rien de neuf, mais une redécouverte de fin d’année : Carnival of Souls (1962), premier et seul long métrage d’Herk Harvey. Des emprunts stylistiques au cinéma expressionniste, un bal de fantômes en tenues de soirée rappelant les zombies de Romero (qu’il précède) et l’univers de Burton, et une héroïne poursuivie dans un parc d’attraction hanté : tout pour me plaire.






Flop film :

gabarit_150_150Seven Sisters de Tommy Wirkola – Même en fantasmant sur Noomi Rapace, même en la multipliant par sept, Wirkola n’aura pas réussi à me faire apprécier ce film. Dystopie qui se résume à ses effets spéciaux jusqu’à prendre le pas sur l’histoire et les personnages – les caractères des sept sœurs se résumant à leur look – et un scénario sans surprise. Un film divertissant mais creux.

 





Coup de cœur : Mon coup de cœur 2017 va à un festival, le L-Festival pour être exacte. Organisé par la RainbowHouse, étalé sur dix jours et rassemblant une foule d’activités et de soirées pour célébrer, réfléchir et agir autour des identités queer, féministes, lesbienne, bi et trans, cette 6e édition a vraiment été un de mes événements coup de cœur de l’année. Tellement que je me suis demandée ce que j’avais bien pu faire pour louper les cinq précédents. Expo photo de Meg Allen pour la soirée d’ouverture, atelier de bande-dessinée sur les sexualités féminines, conférences sur l’afroféminisme et réflexion sur les conséquences du racisme post-colonial, atelier de sensibilisation aux transidentités, session flash tattoo avec La Rata,… Difficile de résumer tout un festival en quelques lignes, je vous invite donc à aller voir sur la page Facebook et le site de la RainbowHouse pour en savoir plus.

 


Coup de gueule : Les réaménagements urbains du côté du canal qui mettent à mal des lieux alternatifs hyper dynamiques comme le Magasin 4, le Barlok et la Zinzinerie, la loi anti-squat qui fout dans la merde des personnes déjà précaires, pour les directeurs de théâtre que l’on protège malgré les plaintes des employées pour harcèlement. Rien qu’au niveau culturel, pour une année, ça fait déjà pas mal.

 





 





Lionel (rédacteur) :

2017 fut pour moi une année riche à plein de niveaux culturels. Rédiger ce top/flop/clope fût donc alterné de nombreuses de ces dernières, histoire de nimber d’épaisse fumée mes réflexions. Mes deux plus grands regrets étant de ne pas avoir tenu une liste exhaustive de tout ce que j’ai vu, lu, entendu et écouté (mais je compte bien rattraper ça cette année) et de ne pas être allé à la première du dernier Star Wars déguisé en Spock pour faire chier les fans hardcore.



Top concert :

R-3217275-1321058460.jpegDub Trio au Magasin 4 – L’hésitation fût grande avec quelques live grandioses (Ho99o9 et Sleaford Mods au Botanique et Gojira cet été au Dynamofest) mais c’est clairement Dub Trio qui m’aura le plus transporté. Un concert dont je n’attendais pas forcément quelque chose et durant lequel au final les zikos m’ont arraché à la terre pour me laisser pendant plus d’une heure avec la gueule béatement ouverte !

 





Flop concert :

The-BipolarThe Bipolar au Barlok – Rock pop outrageusement prétentieux et chargé d’un premier degré insupportable, le groupe (absolument pas à sa place dans cette salle) m’a fait préférer aller me les geler dans l’entre salle du Barlok par -3° plutôt que de les écouter.









Top livre :

gabarit_150_150Crève de James Carr – Bon, le seul livre contemporain que j’ai lu cette année est Vernon Subutex et je pense qu’on en a suffisamment parlé jusque là et sans doute mieux que je ne pourrais le faire. Du coup, ma grosse claque littéraire de 2017 a été éditée en 1994. Tristement méconnu, Crève de James Carr est une autobiographie sans concession d’une vie derrière les barreaux. Pamphlet anti-système enragé et témoignage sans remord ni auto-apitoiement d’un jeune homme noir qui comprendra trop tard que le système ne se combat pas seul dans la violence. Crève est à lire absolument !

 





Flop livre (BD) :

gabarit_150_150Fight Club 2 de Chuck Palahniuk – C’est sous un format comics que Chuck Palahniuk décida de mettre au monde une suite à son plus grand succès. Délire méta sans doute seulement compréhensible par l’auteur lui-même, la déception fût aussi grande que mon attente.

 





Top album :

buildingsYou Are Not One Of Us de Buildings – Alors ouais, 2017 c’était une sacrée année niveau sortie de bons albums (Dead Cross, Unsane, Punish yourself, Ho99o9, Iron Monkey, John Maus,…) du coup j’en place un dont on a sans doute moins parlé. Le troisième album du trio de Minneapolis est une déferlante punk noise crasseuse à se laver les mains après l’avoir touché ! Leur performance au M4 cette année était d’ailleurs également redoutable !

 





Flop album :

dälekEndangered Philosophies de Dälek – Mettre un album de Dälek en flop… J’ai un peu honte, je l’avoue. Cet album est loin d’être mauvais, j’ai juste eu plus de mal à entrer dedans. Maintenant, un Dälek c’est comme un bon vin : il faut parfois juste s’en coller une belle avec dans son canapé un dimanche d’automne pour pouvoir l’apprécier à sa juste valeur.






Top film :

MotherMother ! de Darren Aronofsky – Rarement je m’en suis autant voulu d’avoir raté un film au cinéma. Rattrapé il y a deux jours chez moi, cette véritable expérience filmique s’impose comme un des trucs les plus WTF que j’ai vu… Et j’en ai vu ! Alors certes, c’est foutraque et tellement bardé de différents niveaux de lectures que ça en devient presque indigeste mais quel trauma anxiogène pour l’âme et la rétine !

 





Flop film :

thumbnail-2Justice League de Zack Snyder – Ben oui, forcément il ne fallait pas s’attendre à grand chose, mais là, Zack Snyder est bel et bien mort.

 





Top série :

fargoFargo, saison 3 – Troisième saison et troisième réussite totale. Casting, ambiance et montage parfaits et un respect absolu de l’univers tout aussi décalé que violent des frères Coen.

 





Flop série :

punisherPunisher, saison 1 – Quand un comics ultra violent à l’anti-héro réac’ mais nuancé sert de prétexte à un pamphlet pro NRA, c’est plus que dérangeant dans le climat politique actuel.

 





Coup de cœur : It Comes at Night de Trey Edward Shults – Deuxième long du jeune réalisateur (27 ans au moment du tournage…) It Comes At Night a, grâce à/à cause d’une bande annonce le vendant comme un gros film de frousse, laissé la plupart des spectateurs en colère face à un métrage d’ambiance jouant sur la notion de peur en tant que telle. Petit bijou qui, espérons le, permettra à Shults d’enchaîner sur une belle carrière.

 


Coup de gueule : Stars Wars, le dernier jedi de Rian Johnson – Juste pour faire chier tous les adulescents tentant vainement de retrouver leur émerveillement enfantin devant un produit calibré pour vendre des jouets qui m’ont cassé les couilles avec leur air scandalisé sur Facebook. Moi j’ai pris mon pied ! Certes c’est plutôt mauvais et très con mais, contrairement à la chiasse sortie en 2015, je ne me suis pas emmerdé ! Allez, bisous !

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