Toy au Botanique (22/02/2019)

toy_tour_bruxelles_capdbPour commencer comme il se doit le week-end, le Botanique nous a invité ce vendredi soir dans son fameux Witloof Bar pour un concert intimiste en perspective. Les anglais de Toy étaient invités à animer la soirée, seuls à l’affiche ! Et ils s’en sont plutôt bien sortis.

Perfecto sur le dos, direction le Botanique pour découvrir la salle qui a vu naître les chicons. Enfin, plutôt la cave. C’est bas de plafond, les voûtes en briques créent une atmosphère étouffée, et les piliers des fondations en imposent. Pas très pratique, il faut l’avouer, pour regarder le concert. Heureusement, la date n’affiche pas complet : quelques derniers tickets étaient disponibles. La scène, étroite et haute de trente centimètres, promet une belle proximité avec le groupe. Sourire aux lèvres, je ne peux m’empêcher de comparer ce lieu avec l’endroit où j’avais découvert Toy : c’était en 2012 dans un caveau londonien. Sept ans plus tard, c’est dans une cave bruxelloise que je les revois. Actifs depuis 2010, le groupe originaire de Brighton mais résidant sur Londres n’a presque pas changé de line-up. Seule la claviériste a quitté le navire en 2015. Signés d’abord chez Heavenly Recordings (Nightbeats, King Gizzard and the Lizzard Wizzard,…), le quatrième album, tout juste sorti il y a un mois, a été pressé par le label Tough Love Records. Potes des The Horrors, les anglais proposent un rock garage psyché sauce shoegaze fort agréable.

capdb_toy3Débarquement sur scène vers 20h30, Toy débute tranquillement par la chevaleresque « Jolt Awake » du dernier album. Les rythmes sont bien installés par la batterie et la basse et sont relevés par les accords de guitares désinvoltes ainsi que quelques nappes de synthé psyché. La voix délicate chantonne l’air d’une manière désabusée. À première vue timides, les Toy vous entraînent dans leur monde, l’air de rien, à travers leurs sons de guitares purs. Visuellement, le chanteur en impose malgré lui. Droit comme un i, yeux bleus dans le vide, visage inexpressif… Sa nonchalance en est hypnotisante. Chaque musicien reste dans son monde, ignorant presque public et autres membres du groupe. Leur attitude froide et typiquement anglaise ne font que les rendre plus charmants. Le son, digne de l’endroit, est un peu déséquilibré par les retours de l’un ou l’autre. Le jeu de lumières est un peu pauvre, on aurait voulu une petite projection sur leurs visages comme à Londres sept ans plus tôt. Ci et là, le public se dandine devant les compositions en majorité tirées du dernier album. Les Toy s’en vont en laissant le goût amer de ne pas avoir joué leur fameux « Love Myself Behind » ! Ha, mais que vont-ils jouer en rappel ? Bingo ! Le public, heureux, repart le sourire aux lèvres.

Malgré un rythme un peu mou, les Toy nous ont embarqué dans leurs tréfonds anglais. Le temps d’une soirée dans la cave à chicons du Botanique, ils nous laissent finalement un goût frais et nous rendent de bonne humeur, de quoi commencer un bon week-end.

Clr Brg

Setlist

Jolt Awake // I’m Still Believing // Sequence One // Mistake a Stranger //  Fall Out of Love // Move Through the Dark // You Make Me Forget Myself // Motoring // The Willo // Join the Dots // Last Warmth of the Day // Mechanism // Dead & Gone // Energy // Rappel : Left Myself Behind

 

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