Ulver au Botanique, pour Europavox (16/11/2017)

ulver_300x666À la base, le 16 novembre ne concernait que les concerts d’Ulver et Stian Westerhus. Puis subitement, le nom Festival Europavox est venu s’afficher dans le titre de l’évènement. Ce festival a « pour objectif de faire entendre la diversité de la production musicale européenne ».  Quatre noms au lieu de deux pour une soirée de furieux : Stian Westerhus (Norvège), Omega Ray (Grèce), Ulver (Norvège) et Thot (Belgique). Les styles musicaux seront eux aussi diversifiés : de l’expérimental puis du psyché-rock en passant par du post new wave pour terminer sur de l’indus. Deux salles différentes : la Rotonde (jamais été) et l’Orangerie. Les sons vont péter dans les oreilles.

Commencer un concert ou un festival à 19h30 est toujours difficile. Finissant mon travail à 19h, à moins d’avoir le don d’ubiquité, je ne sais jamais voir le premier groupe. Ce sera encore le cas ce soir. Pardon Stian Westerhus (projet solo du guitariste invité sur le dernier album The Assassination of Julius Caesar d’Ulver). Je ne saurai jamais ce que tu as joué. De l’avis donné par des amis, pas mal pour un guitariste tout seul.

Bière à la main et ayant trouvé Shasta, la photographe de CAPDB qui va immortaliser la soirée, nous nous dirigeâmes vers la Rotonde. Déjà beaucoup de monde pour voir le concert de Omega Ray (aussi écrit Ω-Ray). N’ayant pas écouté un seul morceau avant, ce sera donc découverte en direct. Premier album apparemment. Ils viennent de Grèce. Me plaçant à l’extrémité de la salle, je ne vois qu’une partie du groupe. Impression à vif : la voix du chanteur George Karanikolas me perturbe. Il me faut quelques minutes pour réaliser : décalé et faux. Ce n’est pas de l’anglais mais du grec. Possible explication. La musique est cependant planante. Parfois fourre-tout. Trente minutes seront suffisantes pour moi. Ce ne sera pas le groupe que je retiendrai ce soir.

banniere_OMEGA_RAYIMG_292020h50. Je me dirige vers la salle de l’Orangerie pour être sûr de bien voir le prochain groupe : Ulver. Une vague de nostalgie m’a envahi dès le jour où j’ai lu ce nom dans la programmation du Botanique. Un rappel à ma période de métalleux. Outre les groupes-phares, avant de bifurquer et de m’ouvrir à d’autres styles musicaux, j’étais plus calé dans les groupes de black/folk/pagan metal. Ulver était alors un des premiers noms ressortis. Évidemment je parle de la première formation du groupe, qui a alterné entre le black metal et le folk. Ce soir, en somme, c’est un nouveau groupe avec certains anciens membres. Plus versé dans la post new wave. Ne voulant pas être déçu par ce changement, je n’avais aussi rien écouté du nouvel album The Assassination of Julius Caesar, présenté ce soir en live. La salle attend. Le public est clairement là ce soir pour eux. Tête d’affiche.

banniere_ULVERIMG_3293Le chanteur Kristoffer Rygg arrive sur scène avec le reste du groupe. Applaudissements. Vont s’ensuivre la totalité en live du nouvel album sorti cette année ainsi qu’en rappel deux titres du nouvel EP Sic Transit Gloria Mundi sorti cinq jours auparavant. Durant cette grosse heure, le groupe va nous faire diriger vers des sonorités new wave. Carré. Précis. « Froid ». Les lumières, sous forme de faisceaux lumineux rouges, vont nous embarquer dans une sorte de rave pop avec ce côté dark. La voix très douce de Kristoffer Rygg contraste avec celle des premiers albums d’Ulver. Quel changement. Se réinventer. Fallait oser ! Ma déception va être dans cette sensation de répétions. Après avoir entendu un morceau, le suivant ressemble au suivant. Ce qui ne m’a pas empêché d’être plongé dans une scène du film Underworld pendant plus d’une heure. Les vampires étaient au rendez-vous ce soir.

Repris encore une bière. Croisé une amie. Le temps de discuter de punk et new wave, il nous faut se diriger vers la Rotonde pour le dernier groupe du soir : Thot. Nous venant de notre plat pays qu’est la Belgique, cette fois je me place devant pour écouter et observer dans sa totalité le groupe. Nouvel album Fleuve sorti en octobre passé. Post-rock, indus. Thot est mon deuxième choix de ce soir. Un coup de cœur anticipé. Le chanteur, Grégoire Fray, affublé de son pull capuche, peut démarrer le concert.

banniere_THOT_IMG_3446Sons lourds, batterie folle, voix criante. Pas de doute, cela me plait. Thot va tout donner ce soir. Au fur et à mesure des titres, l’embarcation se déploie. Parfois du spoken word, d’autres fois des réminiscences punkcore dans la voix. L’univers du groupe est large. Des moments plus calmes. Plus violents. Une mélancolie. La nuit peut se prolonger.

Le métro m’éloigne du Bota. Mis à part la découverte de Thot, une relative déception pour les deux autres groupes. Je m’attendais peut-être à autre chose dans mon inconscient. Ou pas totalement dans le « mood ». Ce fut cependant un très bon moment de découverte. Parfois aller à la rencontre de nouveaux groupes/styles musicaux prend du temps à digérer.

PS : écouté depuis lors le dernier album d’Ulver qui passe crème dans mon ampli.

Merci au Botanique, à tous mes vieux potos métalleux sans qui je n’aurais jamais écouté Ulver et à Shasta pour les photos.

François VC aka whattt

Setlist d’Ulver

Nemoralia // Southern Gothic // 1969 // So Falls the World // Rolling Stone // Transverberation // Angelus Novus // Coming Home // Encore: Bring Out Your Dead // Echo Chamber (Room of Tears)

Crédit photos : Shasta Ulrich

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