Voyage en terre inconnue : interview avec Daniyar de Zero Void, groupe de métal kazakh

zerovoid_300x300Après 2h30 d’avion vers Minsk, 4h d’attente, puis 4h d’avion vers Astana, me voilà arrivé en terre kazakhe avec un objectif en tête : rencontrer un acteur de la scène métal locale et parler surtout musique mais aussi foot, Belgique, Kazakhstan ou histoire. Morceaux choisis.

Lundi, après une première journée agitée à visiter quelques points majeurs de la ville d’Astana, capitale du Kazakhstan, puis une après-midi à me balader entre les cinq étages du Khan Shatyr (centre commercial complètement démentiel où une piscine côtoie des magasins et un mini parc d’attraction), Daniyar, guitariste du groupe de thrash/death Zero Void, débarque à la terrasse du café où je tentais tant bien que mal de me rafraichir afin d’entamer une interview de plus d’une heure où je suis allé de surprises en surprises, à mon plus grand plaisir ! Et de ma « carrière » de jeune « journaliste » en herbe ça a été un de mes plus beaux moments.

Tout d’abord, quel âge as-tu ? As-tu pu expérimenter le régime soviétique ou bien es-tu trop jeune pour ça ?

D : J’ai 33 ans donc je suis né sous le régime soviétique mais je n’ai pas eu « l’opportunité » de réellement l’expérimenter.

J’imagine donc qu’après la chute de l’URSS ton accès à la musique a été plus facile que ça ne l’était à l’époque ?

D : Oui. À l’époque, il y avait de la contrebande, les gens faisaient en sorte de faire venir de la musique occidentale dans notre pays. Après, avec la chute de l’URSS, la musique est devenue disponible et facile d’accès. Les gens ont commencé à aller à l’étranger et par conséquent ils ont ramené de la musique de partout dans le monde. La transition du communisme au capitalisme a joué un rôle vital dans notre accès à la musique en général.

Je crois que c’est une question très basique mais quel a été ton/tes premier(s) album(s) de métal/hard rock/rock quand tu étais adolescent ?

D : J’ai commencé avec cinq albums de quatre groupes différents : Use Your Illusions I & II des Guns, un Greatest Hits de Queen, Nevermind de Nirvana et Get A Grip de Aerosmith. Après, j’ai accroché à Pantera avec Cowboys From Hell puis j’ai écouté beaucoup de heavy grâce à Rage et de là je me suis intéressé à d’autres groupes comme Megadeth ou Metallica. Je dirais que ces quatre groupes-ci ont été la base de mon amour du métal.

Et comment as-tu découvert ces groupes, sachant qu’ils ne sont pas répandus ici ?

D : C’était après la chute de l’Union soviétique, j’étudiais l’anglais avec un professeur privé qui était aussi mon voisin et qui avait un fils. J’y allais tous les jours après l’école et parfois j’attendais dans sa chambre avant ou après le cours et j’entendais qu’il écoutait du Pantera, Rage, Megadeth, Slayer, … Mais je me rappelle que le tout premier album que j’ai entendu était Cowboys From Hell ! J’ai compris à ce moment-là que cette musique allait résonner en moi pour toujours.

Et maintenant, quelles sont tes influences musicales ?

D : Déjà il y a Misery Index (en pointant son t-shirt), Hatesphere qui est un groupe qui manque cruellement de reconnaissance, leur album de 2005 est l’un des meilleurs albums de thrash de tous les temps, sans contestation possible, The Haunted, un groupe de thrash suédois, et d’autres comme Revocation, Pantera, évidemment, Kataklysm, Napalm Death, Vader et d’autres classiques du death.

Et est-ce que tu as des plaisirs coupables en musique ?

D : Pour moi ce serait Dream Theater. Ce sont les musiciens les plus doués de l’univers à mes yeux, leurs chansons sont tellement complexes que quand je les écoute, j’ai juste envie de poser ma guitare et ne plus jamais y toucher ! Ou bien les Red Hot Chili Peppers.

C’est vrai que le dernier album de RHCP n’était pas si fameux…

D : Pour être honnête, je dois dire que j’ai adoré le dernier album et que c’est même leur meilleur album selon moi.

Tes parents ou tes amis n’ont jamais été surpris par tes goûts musicaux ? Sachant que ce ne sont pas des goûts très répandus dans ton pays…

D : Ils l’ont été ! Mais ils n’ont jamais tenté de me l’interdire. Mon père voyageait beaucoup et je lisais énormément de journaux musicaux donc quand il partait, je lui disais : « Papa, ramène-moi cet album, cet album et cet album s’il te plaît ! » et je les ai toujours. Mon père a contribué à mon intérêt pour le métal et a influencé mes goûts en ramenant tous ces CDs.

Comment les kazakhs voyaient le métal à l’époque et est-ce que leur regard sur cette musique a changé aujourd’hui ?

D : A l’époque de l’URSS, ils voyaient le métal – et même le rock sous ses formes les plus douces – comme de la musique sataniste. Dans de nombreux cas, le rock était interdit et le gouvernement n’autorisait pas les gens à en écouter. Par exemple, j’ai un ami ukrainien qui a environ 35 ans et quand il était à l’école même ses professeurs lui interdisait d’en écouter. Je me souviens qu’il avait un album de Kiss, Love Gun, dont la signification du titre avait été modifiée par son professeur et lui avait fait croire que cet album était en fait un hymne dédié à l’amour des armes à feu. Tu peux voir à partir de ce cas que même le message de cette musique a été mal interprété par les gens et ils n’en voyaient que des messages négatifs. Évidemment ce n’était pas le cas de tout le monde mais la grande majorité avait ce mode de pensée.

Maintenant, il n’y a plus de restriction, de toute façon c’est impossible de restreindre nos goûts musicaux parce que nous avons Internet et d’autres moyens d’accéder à la musique occidentale; on est ok avec cette musique. Mais si on parle des gens qui écoutent vraiment cette musique, au Kazakhstan, ils sont peu nombreux. Les gens écoutent surtout de la pop, du rap et de la musique kazakhe mais peu écoutent du rock parce que beaucoup pensent que ce n’est que du bruit même lorsqu’on parle de groupes comme Guns N’ Roses ou Mötley Crüe ! C’est trop violent pour eux (rires). Je crois que ça ne fait juste pas encore partie de notre culture.

Pour toi ou d’autres groupes kazakhs de métal c’est donc inimaginable de vivre de ta musique ?

D : Oui. Ici, les groupes comme le mien font ça uniquement pour le plaisir et par passion ! C’est comme faire du sport à un niveau amateur en fait, tu dois financer ça toi-même et prendre ton pied. C’est pourquoi nous n’attendons aucun retour sur investissement. Ça fait pratiquement dix ans que je joue dans ce groupe et tout ce que je vois ce ne sont que des pertes mais ce n’est que du plaisir et je ne regrette absolument rien. On a pu faire des concerts à l’étranger en Russie, en Biélorussie ou au Kirghizstan, et même organiser un festival ici, à Astana, et c’est nous qui avons tout organisé et financé du début à la fin. Attention, dans certains endroits au Kazakhstan nous avons pu négocier avec des salles de concerts pour couvrir certains frais comme les frais de transport mais c’est tout, et à vrai dire, c’est vraiment le minimum qu’on peut attendre d’un endroit où nous jouons. Cela étant, s’ils ne sont pas d’accords et qu’on a de l’argent de côté, ça nous va quand même !

J’imagine que même si le rock et le métal ne font pas partie de votre culture vous devez bien avoir des fans à travers le pays ou bien même ça c’est vraiment difficile pour vous ?

D : Nous avons des fans fidèles ici, à Astana et aussi à Almaty (NDLR : plus grande ville du pays et ancienne capitale jusqu’en 1997) mais nous n’avons pas tant de fans que ça en dehors de ces villes parce que le Kazakhstan est un très grand pays et nous n’avons pas pu jouer partout malheureusement. Jusqu’à présent, nous n’avons pu jouer que dans quatre ou cinq villes dans tout le pays.

J’ai trouvé ça amusant parce qu’en me renseignant sur https://www.metal-archives.com j’ai vu que pas mal de groupes se trouvaient à Almaty contre seulement quatre groupes à Astana alors que c’est la capitale du pays; comment peux-tu expliquer ça ?

D : Il faut garder en tête qu’Almaty est la plus grande ville du pays, qu’Astana n’est la capitale que depuis vingt ans et qu’ici le rock n’est juste pas populaire du tout et le métal encore moins. De plus la population d’Almaty est aussi deux fois plus élevée qu’à Astana.

zerovoid2_850x300Tu me disais que vous répétiez pour votre prochain album.

D : Pour le moment, on ne fait que composer. On a quelques structures mais c’est encore loin d’être complet, il y a encore beaucoup de travail.

Et c’est comment alors d’enregistrer un album ici, au Kazakhstan ? Vous enregistrez à Astana ou bien vous enregistrez dans les alentours ?

D : (sort le premier album du groupe pour me l’offrir – peut-être qu’une chronique pourrait éventuellement sortir, qui sait ? -) Notre premier album nous l’avons enregistré à Moscou.

Et quand vos compositions seront prêtes, vous retournerez enregistrer à Moscou ou bien vous tenterez le coup à Astana ou même ailleurs ?

D : Nous voudrions aller en Pologne pour enregistrer mais le rêve serait la Suède. Le problème c’est que la Scandinavie coûte horriblement cher et nous devons nous financer nous-mêmes; pour nous, au Kazakhstan, avec notre niveau de vie, c’est vraiment très compliqué. Mais pour le moment, on en est encore loin et il est trop tôt pour en parler.

Vu l’état actuel de la scène métal kazakh, j’imagine que ton groupe est indépendant et que des gros labels doivent être durs à trouver, non ?

D : Nous sommes effectivement indépendants; on a eu un label qui a produit notre album mais il ne faisait pas bien son boulot. Déjà, de la quantité de CDs prévus, il ne nous a envoyé qu’une partie de ceux-ci et en plus il ne l’a pas bien distribué donc a arrêté là. Et pour le prochain album, on tentera de trouver un bon label qui pourrait nous envoyer à l’Ouest; en Belgique peut-être !

Il me semble avoir vu sur votre page Facebook que vous avez joué avec un groupe kirghiz il n’y pas longtemps…

D : En effet, Kashgar, un super groupe de black métal de Bichkek (capitale du Kirghizstan). On a joué avec eux deux fois, une première fois là-bas, où ils organisent leur propre festival local, et quelques temps après, ici, à Astana, où nous avons assuré la première partie et c’était une vraie réussite.

Et tu trouves qu’il y a une grande différence entre la scène métal kirghize voisine de la scène kazakhe ?

D : Les fans sont plus ou moins les mêmes, ce n’est pas un genre qui attire beaucoup de foule. Mais au niveau de la qualité des groupes, rien à qu’à Bichkek il y en a énormément de très bons. Il y a bien plus de talents là-bas qu’ici.

Est-ce qu’il est difficile pour un groupe kazakh, kirghiz ou originaire d’un autre pays en -stan de s’exporter ou de se faire inviter à des festivals étrangers comme en Russie par exemple ?

D : Non, à partir du moment où tu as l’argent pour couvrir tes frais de transport c’est bon. En plus, dans tous les ex-républiques soviétiques, il n’y a pas de visa nécessaire; c’est un peu comme un Commonwealth en fait donc on peut s’exporter assez facilement dans nos pays voisins. Tant qu’on a l’argent nécessaire. Aussi, si ta musique est d’assez bonne qualité et que tu postules, tu peux être accepté à peu près dans n’importe quel festival. Par exemple nous avons joué en 2014 à un festival en Biélorussie et comme ils appréciaient notre musique, ils ont tout de suite dit que c’était ok et nous avons pu jouer avec de super groupes comme Hate ou Arkona entre autres.

Quand on pense aux pays d’Europe de l’Est comme la Pologne, la Biélorussie, l’Estonie, … on pense directement à des groupes comme Mgla, Extermination Dismemberment ou Metsatöll. Des groupes avec une identité forte et qui représentent quasiment des spécialités nationales comme le brutal death/ grindcore en Biélorussie, le pagan/black en Russie,… Est-ce que tu penses qu’un jour les pays en -stan de l’ex-URSS développeront eux aussi une spécialité ou est-ce que ça existe éventuellement dans l’un ou l’autre de ces pays ?

D : Pour moi la seule manière de briller pour ces plus petits pays serait de mixer le métal avec des éléments de musique traditionnelle; je ne vois pas d’autres moyens pour eux d’exister. Un bon exemple serait le groupe Aldaspan qui vient d’Astana et qui s’engage déjà là-dedans mais en créant une version plus hard avec des blastbeat ou en ajoutant des signatures rythmiques plus complexes, dans le genre de Meshuggah. Et j’espère en voir arriver dans le futur !

Je sais qu’ici, au Kazakhstan, une grande majorité des personnes sont musulmanes. Est-ce que, pour toi, la religion peut avoir une influence sur la musique ? Par exemple, je sais qu’en Turquie ou en Égypte c’est une question très délicate.

D : Je ne pense pas. La religion est vraiment complètement séparée de l’état. Et le constat vaut aussi bien pour le rock et le métal que pour la pop ou la musique purement kazakh qui passent à la télévision et à la radio. Pour moi c’est même le contraire : la musique ici tend à s’occidentaliser et le rock et le métal sont tellement marginaux que la religion ne pourrait même pas les atteindre.

Je sais que c’est une question sensible mais est-ce qu’en tant que kazakh tu te sentirais capable d’écrire une chanson à propos de la politique au Kazakhstan ? Ou bien le sujet est trop sensible pour être traité ?

D : Effectivement, le sujet est vraiment sensible. Personnellement, je n’écrirais pas à propos de ce sujet. Bien sûr, j’ai déjà écrit à propos de l’injustice, des inégalités ou même de la corruption, mais il est hors de question dans ce cas-là de citer ne serait-ce qu’un nom parce que si la personne est hiérarchiquement un peu plus élevée que toi dans la société, tu te ferais directement niquer (rires). C’est pourquoi on essaie d’éviter les sujets qui traitent de politique; nous préférons plutôt parler de la société ou de sentiments personnels.

Donc on ne verra pas prochainement un groupe à la Iron Reagan au Kazakhstan ?

D : C’est sûr ! Le jour où il se formerait serait aussi le jour où il disparaitrait (rires). Ce serait impossible pour eux de supporter la pression.

Tu me disais que tu avais monté ce groupe il y a quasiment dix ans (huit, pour être exact); est-ce que tu as eu d’autres groupes avant ?

D : J’ai eu deux groupes avant : un premier fondé en 2004 qui s’appelait Realist avec qui nous jouions du thrash/death et sommes aussi allés en Russie pour faire quelques concerts. Puis le groupe a splité et j’ai rejoint un autre groupe qui s’appelait Impulse To Evil qui faisait du grindcore. Mais Zero Void est vraiment mon plus gros projet et les autres membres du groupe ont aussi eu d’autres expériences en tout genre avant.

Et cet album (celui qu’il m’a donné) c’est ton premier qui est sorti ?

D : Oui et c’est même moi sur la couverture ! Pour le moment c’est aussi notre seul album.

J’ai vu que l’album était sur Bandcamp; tu sais s’il a eu un peu de succès ?

D : Eh bien, comme je disais, c’est notre label qui devait s’occuper de ça et ils ne l’ont pas bien fait donc je ne sais pas vraiment ce qui a été fait pour la promotion de l’album finalement. J’ai quand même eu le feedback d’un fan indien plus tard qui nous disait qu’il adorait notre musique ! Mais ça reste le seul retour qu’on a eu de l’étranger, on reste un petit groupe inconnu.

Et d’ailleurs, pour quand est prévu le prochain album ?

D : On espère pour 2019 si on est chanceux mais on mise plutôt pour 2020 car pour le moment nous n’avons toujours pas de chanteur et c’est extrêmement difficile dans cette ville de trouver quelqu’un qui pourrait pratiquer le type de chant qu’on recherche, ce qui complique encore plus l’écriture du prochain album.

Et que s’est-il passé avec votre chanteur précédent ?

D : En fait c’était une chanteuse ! Elle s’appelle Olga, mais après l’album, elle a quitté le groupe pour se consacrer à autre chose et maintenant elle ne s’intéresse même plus au métal.

zerovoid_850x300Quand tu as fondé le groupe, comment as-tu choisi les autres membres et d’où vous est venu l’idée du nom ?

D : En fait j’ai été recruté, je ne l’ai pas fondé. En 2009, j’étais agent de l’État et je voulais me concentrer sur ma carrière mais j’étais en même temps toujours en contact avec la communauté métal du coin. Le batteur a appris que je jouais de la guitare et il m’a proposé de les rejoindre car leur guitariste était parti mais au début j’étais réticent. Puis finalement, après avoir longtemps insisté, j’ai cédé car j’avais envie de faire le tour du monde avec ma musique ou au moins le tour du Kazakhstan ! Et au final, trois ans plus tard, nous sommes allés à Moscou enregistrer pendant trois semaines et c’était vraiment une bonne expérience et c’était vraiment fun.

Et donc, d’où est venu le nom ?

D : Pour être honnête, j’ai un jour eu une inspiration divine pour l’expliquer dans une ancienne interview mais maintenant je ne saurais plus te le dire ! Enfin je pense me rappeler que j’avais réussi à trouver trois significations différentes mais à l’époque ça m’était venu très naturellement.

Est-ce que tes collègues sont au courant que tu joues dans un groupe de métal ?

D : (rires) Mes précédents collègues, quand j’étais agent de l’État, trouvaient ça effrayant, ils m’appelaient même Satan ! Mais maintenant, on en rigole, ils me charrient en disant que je mange de la viande crue parce que je suis métaleux mais ça ne va pas plus loin et je dois dire que je suis content qu’on en rigole tous ensemble plutôt que de savoir qu’ils parlent de moi dans mon dos. Puis c’est vrai que leurs blagues sont assez drôles.

Est-ce qu’à Astana tu connais beaucoup de monde comme toi qui est à fond dans le métal underground ou bien tu es un peu seul ?

D : Je dois dire qu’en dehors de moi et du batteur du groupe, je ne connais personne d’autre avec des goûts aussi pointus. En fait, le désintérêt des kazakhs tient surtout à un facteur : les gens ici passent plus de temps à survivre qu’autre chose, ils n’ont pas le temps de s’intéresser à la musique et surtout à de la musique comme le métal qui n’est vraiment pas facile d’accès. Pour eux, la musique c’est juste un bruit de fond, ils ne tenteront jamais de creuser le truc et de prendre le temps de s’extasier devant un super solo ou un bon riff.

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À partir de là, la discussion s’est emballée, et nous avons parlé des différentes communautés en Belgique, de football belge et de football en général (y compris le football kazakh), en particulier de la demi-finale de la Coupe du monde (ce qui était plutôt improbable, surtout vu les équipes que Daniyar m’a cité : Mouscron, Waasland-Beveren ou Charleroi) mais aussi de groupes belges actuels comme Ancient Rites, Amenra, Wiegedood ou Aborted. Et j’ai aussi eu l’occasion de découvrir un groupe obscur de death metal belge, comme quoi on arrête pas le progrès.

Quelques jours plus tard, j’ai revu Daniyar lors du match France-Belgique au bar le plus improbable de tout le Kazakhstan, un bar belge qui s’appelle « Bruxelles », au beau milieu d’Astana.

bruxellespub_850x300Daniyar, si tu me lis, рахмет және сізді жақын арада көруге болады !

Maxime S.

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